Le Cap Vert, petit pays, je t’aime beaucoup 🎶🎵

Janvier 2021

Nous sommes heureux d’arriver au Cap Vert. La navigation pour s’y rendre a été très facile. Notre équipier Daniel était même déçu par le manque d’action de notre passage Canaries- Cap Vert😉

On nous accueille chaleureusement au quai de la marina de Mindelo, sur l’île de Sao Vincente. On demande à peine à voir nos tests Covid lors de nos procédures d’entrée.

Nous avons choisi de nous installer à quai pour faciliter le va et vient des équipages de Manawa et de notre catamaran. Nous sommes nombreux. Ce sera plus facile pour les approvisionnements et les visites. Cependant, les quais offrent peu de protection et les amarres sont grandement sollicitées. Les mouvements provoqués par le vent et les vagues amènent un grand inconfort. Nous aurions été beaucoup plus confortables à l’ancre, mais la zone de mouillage était un peu plus à l’écart et ça compliquait la logistique.

Dès les premiers jours, ce qui nous frappe le plus chez les Capverdiens, c’est leur générosité. Ils veulent vraiment nous aider à trouver ce dont nous avons besoin. Ils sont très avenants et on sent qu’ils le font par gentillesse sans nécessairement attendre quelques chose en retour. C’est un peuple qui a le cœur sur la main et nous en garderons un excellent souvenir.

Nous irons manger à quelques reprises au Nautilus. La nourriture y est excellente, l’ambiance aussi. Le soir, des chanteurs offrent un spectacle. Cesaria Evora, qui est native du Cap Vert se produisait sur cette scène autrefois.

Un soir, il y a un problème avec tous les terminaux de paiement ainsi que les guichets automatiques. Le propriétaire nous laisse quitter les lieux en nous demandant gentiment de repasser demain pour régler la facture. J’ai du proposer de laisser une preuve d’identité et mon numéro de téléphone, mais il ne m’avait rien demandé et nous faisait confiance.

La langue officielle du Cap Vert est le portugais. Les locaux parlent aussi créole et le dialecte varie d’une île à l’autre. À l’école, ils doivent choisir une langue seconde, la majorité choisit le français et les autres l’anglais. Même si notre portugais est défaillant, c’est avec étonnement que nous arriverons aisément à communiquer avec les capverdiens souvent en français et parfois en anglais.

Nous sommes heureux d’avoir fait beaucoup de réserves de produits non périssables aux Canaries car ici l’offre est limitée. On doit faire plusieurs petits marchés pour réussir à combler nos besoins, surtout en produits frais pour la traversée à venir. Mais ça fait partie de l’expérience et les habitants sont très gentils, alors on garde le sourire.

Nous prendrons une journée pour traverser avec le ferry vers l’île de Sao Antao. Notre guide, Vitson, est très sympathique et disponible pour nous donner diverses informations. Attention cependant, les prix sont très flexibles disons et on s’est senti un peu arnaqué par sa proposition de départ.

Notre sympathique guide Vitson
FB Vitour Randonné

Vitson nous avait été référé par deux bateaux amis de navigateurs. Nous étions donc en confiance. Après un premier rdv pour qu’il nous propose ses suggestions, il doit nous recontacter pour fixer le tarif. Pour un groupe de 11 personnes, son offre initiale est passée de 11 550€ (oui, oui, vous avez bien lu !!!😬 forfait 3 jours- 2 nuits) à……..230€ pour tout le groupe pour une journée comprenant toutes les activités en condensé. Soit je suis très bonne négociatrice, soit un gars s’essaye!!!

On nous dit d’apporter une bouteille d’eau et de la crème solaire. Finalement, c’est notre imperméable qui nous aura été le plus utile. La journée est grise et très venteuse, Il pleuvra abondamment et étant trempés avec ce vent, on aura tous froid. Cependant, la magie opère car la brume donne une impression particulière aux lieux. Les paysages sont à couper le souffle. Ici, l’homme n’a pas dénaturé l’environnement. On sent que la nature a libre cours, qu’elle est respectée et c’est de toute beauté!!!

En descendant du ferry, il y a des centaines de guides et de conducteurs touristiques qui attendent en espérant qu’il y aura des clients pour eux. Vitson nous attend comme promis. Malheureusement, seul un faible pourcentage de capverdiens repartira gagnant car la pandémie affecte énormément le tourisme et c’est très difficile pour eux économiquement.

Après une superbe randonnée en montagne, nous irons dîner dans un petit restaurant familial où l’on nous sert en accompagnement un excellent jus de mangues frais. WoW!!! Le bonheur !!! Et c’est sans oublier la délicieuse Cachupa, un plat traditionnel à base de mais et de haricots. C’est un délicieux ragoût! On aimera tellement qu’avant notre départ, nous ferons préparer une commande pour apporter du restaurant Nautilus. Facile à réchauffer en traversée! 😉 On fera aussi l’achat d’une huile/rhum pimentée. Papilles sensibles s’abstenir, c’est de la dynamite!!!😂

L’après-midi nous permettra une balade dans une distillerie artisanale et la découverte de l’Est de l’île en minibus.

De retour à Sao Vicente, quelques jours plus tard, nous irons faire un tour à Sao Pedro, dans l’ouest de l’île. Le pays est encore une fois magnifique. Des pêcheurs ramènent leur barque bondée de red Snapper. La plupart sont dans la vingtaine et très en forme. Ils s’entraident beaucoup pour beacher les barques sur la plage. On nous explique que la zone est maintenant un territoire protégé pour les tortues et que les poissons sont pêchés à petite échelle . On tient à conserver un équilibre entre les profits et le respect de la nature. C’est tout à leur honneur!

Nous aurions souhaité visiter les autres îles plus au sud, mais le Covid et le manque de temps compliquent les choses.

Fin des préparatifs. On révise les sacs d’abandon, on finalise le menu et l’approvisionnement en nourriture. Et hop! Un petit tour dans le mât avant le grand départ. On avait fait inspecter par un gréeur professionnel avant notre départ de Canet en Roussillon, mais par mesure de sécurité, on veut s’assurer que tout est en ordre avant la transat.

Nous sommes un peu bousculés par des impératifs temporels de Manawa et des équipiers. Nous avons choisi de faire route ensemble, nous devançons donc notre départ, sachant que nous ne serons pas dans des conditions optimales et confortables les premiers jours de cette traversée. Il faut ce qu’il faut et it’s a go!!!

Malgré le vent omniprésent et l’inconfort de la place de quai, le Cap Vert nous a enchanté. Au risque de me répéter, c’est un peuple extrêmement serviable et accueillant. On s’y est beaucoup plu et on se sent privilégié d’avoir accès à de si beaux endroits dans notre parcours.

Maintenant, cap vers l’ouest, il faut traverser l’Atlantique ⛵️

Des Canaries au Cap Vert

Journal de traversée

30 décembre au 7 janvier 2021

Résumé jour 1


Position au 31-12-2020 à 1200
26’43,04,6’N, 016’11,13,3’W
Distance totale parcourue à 1200: 87,2MN

(Départ 30-12-2020 à 0930)

Vitesse moyenne de déplacement:4k

Vitesse moyenne du vent:

Jour: 5K
Nuit: 9k

Etat de la mer: calme


Notre première nuit s’avérera très douce. Une belle mer calme accompagnée d’une belle lune ronde qui nous éclaire.


Deux situations viennent cependant troubler notre quiétude.

Nos amis Manawa ont des problèmes avec leurs câbles de direction. Ils décident tout de même de poursuivre la route. On sent Isabelle inquiète et on espère que tout se passera bien pour eux.

On sait que la détresse humaine existe. On n’est cependant rarement confronté à une situation comme cette nuit. Les gardes côte communiquent avec nos amis pour nous informer que nous croiserons un bateau de migrants dans les prochaines heures. Ils sont 15 passagers à bord et avancent sur un bateau de fortune à voile en notre direction. Légalement, il nous est interdit de les aider. On doit aviser la garde côtière dès qu’on les croisera. On est conscient de l’immense privilège que l’on a d’être dans une position de liberté, d’avoir à bord tout plein de nourriture, d’avoir une maison flottante confortable qui est pour nous un havre de paix et de pouvoir conserver notre bulle avec nous en ces temps difficiles de pandémie. Ces gens qui voguent tout près de nous sont dans une situation tellement difficile de précarité et ils risquent tout pour traverser vers un monde meilleur. Leur message sur la VHF était un cri à l’aide et je pleure. Nous nous sentons impuissants. Les vents devraient augmenter dans les prochaines heures. Pour l’instant, on est au moteur.

Ce sera notre dernier message avant la nouvelle année, alors toute la famille en profite pour vous souhaitez une bonne nouvelle Année 2021. Puisse-t’elle nous apporter la santé, beaucoup d’amour, du bonheur et plus.

Résumé jour 2


Position au 01-01-2021 à 1200
25’17,50,0’N, 017’29,08,2’W
Distance totale parcourue à 1200: 192,4MN

Vitesse moyenne de déplacement: 4,5k

Vitesse moyenne du vent:

Jour: 4K
Nuit: 12K

Surf max: 9,4K

État de la mer: 1-2m, houle longue


La situation de Manawa semble fort heureusement sous contrôle malgré quelques réajustements de tension et un serrage de boulons. Nous réussissons à maintenir un écart raisonnable d’environ 5MN entre les deux catamarans.
Le vent se fait discret et tarde à arriver. Nous souhaitons ménager nos réserves de gasoil et tentons de limiter les heures de moteur. Il faut donc faire preuve de patience car nous avançons souvent sous les 3K, soit plus lentement qu’un humain se déplaçant à pieds. 😉 et la mer se gonfle un peu pour former une légère houle de fond. Un peu plus mouvementé qu’hier.

Ce sont des conditions confortables mais, malgré tout, je me suis sentie l’estomac barbouillé toute la journée. Les garçons me feront cadeau d’une heure de répit pour mes quarts. Nous faisons des quarts de veille de 3 heures en rotation de 1900 à 0700. La pleine lune nous accompagne. Tout le monde s’amarine tranquillement. Notre équipier Daniel participe bien et devient de plus en plus à l’aise avec les manœuvres. Les enfants sont plus éveillés aujourd’hui et on joue aux MonolyDeal et au MileBornes. Pendant la nuit, le vent augmente enfin entre 15 et 17K, nous permettant une vitesse de déplacement supérieur à 6K.
Nous n’entendons plus rien au VHF à propos des migrants, mais il reste bien là dans toute mon émotivité et je pense que ça influence beaucoup ma sensibilité au mal de mer car j’ai les émotions à fleur de peau. Un mélange de profonde tristesse et de gratitude.
Nous assistons à un beau lever de lune, phénomène rarement observable lorsque nous sommes à terre. La température est confortable, il a fait 24’C aujourd’hui et même la nuit commence à se réchauffer autour du 20’C.
C’est par une nuit de quiétude et tout en douceur que nous laisserons filer 2020 pour glisser paisiblement vers de nouvelles aventures en 2021. Une veille de nouvel an différente de ce que l’on a l’habitude, à l’image de l’année 2020 qui était rempli d’inédits.

Résumé jour 3


Position au 02-01-2021 à 1220
23’47,55,5’N, 018’56,27,2’W
Distance totale parcourue à 1200: 312,7MN

Vitesse moyenne de déplacement: 4,7K Vitesse moyenne du vent:

Jour: 14K
Nuit: 14K

Surf max: 10,9K

État de la mer: 2m, plus agitée
Les conditions de navigation sont idéales. Vents de 12 à 17 noeuds, grand largue/arrière. Une houle longue de 1 à 2 mètres. On ne pourrait pas demander mieux. On en profite car les fichiers météo prédisent une accalmie à partir de demain.
La gestion de l’eau va bien, nos réserves sont suffisantes. Notre consommation est plutôt frugale, soit environ 40-50L d’eau par jour à 5 personnes. Nous prévoyons utiliser le dessalinateur uniquement lorsqu’on aura à faire fonctionner le moteur avant notre arrivée au Cap Vert pour refaire le plein.
Pour la gestion de l’électricité, l’ajout de notre deuxième glacière congélateur Dometic ( 2x 40L congélateur + 1 frigo) vient solliciter le système. Combinée à des journées nuageuses et surtout à la période d’ensoleillement la plus courte de l’année, cela nous oblige à bien surveiller notre consommation. Nous n’avons heureusement pas besoin de faire du moteur pour recharger notre système de batteries. Cependant, nous optons pour cuisiner au gaz plutôt qu’à l’induction comme nous en avons l’habitude. Nous avions prévu des bouteilles de propane supplémentaires au cas où. À partir du Cap Vert, les heures d’ensoleillement augmenteront et le soleil sera mieux positionné pour nos panneaux solaires, donc ce petit inconvénient devrait être compensé. Somme toute, nous sommes très satisfaits de notre système.
Les journées sont plutôt relax à bord. Quelques manœuvres par ci par là pour ajuster les voiles, la préparation des repas, des jeux avec les enfants, etc
Nous venons tout juste d’apercevoir une baleine et son souffle au loin entre Manawa et nous.
Concernant Manawa: La bonne nouvelle, ils ont réussi à pêcher un mahi-mahi. La mauvaise nouvelle, suite à un ragage, leur drisse de parasailor s’est sectionné ce matin. Leur parasailor s’est donc subitement affalé dans l’eau mais ils ont réussi à le repêcher sans dommage.

Résumé jour 4

Je n’écris pas aujourd’hui, ca ira à demain.

Résumé jour 5


Position au 04-01-2021 à 1200
20’20,29,8’N, 021’48,22,7’W
Distance totale parcourue à 1200: 574,9 MN

Vitesse moyenne de déplacement: 5,6

Vitesse moyenne du vent:

Jour: 17K
Nuit: 12K

Surf max: 11,9K

État de la mer: 1m
C’est notre plus belle journée de navigation depuis le départ. La mer est belle et le vent constant. Les prévisions annonçaient une accalmie, nous nous étions préparés mentalement à faire du moteur. Finalement, il n’en fut rien et nous avons très bien avancé à voile toute la journée.
Manawa a réussi à pêcher un deuxième mahi-mahi. Wow!!! De notre côté, nous avons mis les lignes à l’eau mais notre vitesse de déplacement est probablement trop rapide pour pêcher. 😉

Nous avons près de 20MN d’avance sur Manawa car on voulait maximiser notre avancée à la voile. Le vent est finalement tombé pendant la nuit et nous devons nous résigner à partir le moteur. Ce sera du moteur pour plusieurs heures. On décide de remplir les réservoirs d’eau et j’en profiterai pour faire 2 brassées de lavage.
Le mal de mer diminue pour Lyne, la mer est très calme. Sinon, tout va bien à bord. La chaleur se fait réellement sentir depuis ce matin, il fait 31’C au thermomètre.

Résumé  jour 6

Position au 05-01-2021 à 1200
19’03,47,03’N, 023’00,,55,5’W
Distance totale parcourue à 1200: 669,7 MN

Vitesse moyenne de déplacement: 5,1K

Vitesse moyenne du vent: Jour: 6K
Nuit: 8K

Surf max: 11,5K

État de la mer: moins de 1m

Comme prévu, le vent est finalement tombé. La mer est plate comme un lac par une journée de grand calme. Il faut donc faire du moteur.
Tout le monde va bien à bord. Nous enchaînons les parties de Rummy, de Phase 10 et autres jeux.
Encore une fois, plusieurs dauphins nous accompagnent pendant un bon moment. Ils sont plus gros que ceux d’avant hier et sont tachetés de blanc. Un spectacle en pleine nature.

Nous assistons à un superbe coucher de soleil. Le ciel est magnifique. On décide de naviguer à voile une bonne partie de la nuit avec un ris malgré le 9K de vent, question de nous déplacer très lentement pour permettre à Manawa de nous rejoindre. Cela permet de diminuer l’écart entre les deux catamarans et au petit matin, nous sommes en mesure de distinguer leur mât au loin. Lentement mais sûrement. Il nous reste moins de 200MN pour arriver à Mindelo. Nous devrions arriver le 7 janvier avant la fin de la journée.

Résumé jour 7

Position au 06-01-2021 à 1200
16’51,03,2’N, 024’09,34,7’W
Distance totale parcourue à 1200: 753,7 MN

Vitesse moyenne de déplacement: 5K

Vitesse moyenne du vent:

Jour: 5K
Nuit: 5K

État de la mer: moins de 1m
Toujours très peu de vent. On persiste avec les voiles à tous les moments possibles. Mais on doit régulièrement réajuster et parfois les moteurs sont nécessaires.

Ce matin, nous sommes à 80 MN du Cap Vert et nous percevons enfin la terre!!! Nous avançons très lentement et devrions arriver demain comme prévu. On vient de hisser le drapeau jaune et le drapeau du Cap-Vert en fonction de notre arrivée.
Tout le monde va bien à bord et l’école a repris depuis deux jours. Nous entamerons notre dernière nuit de quart sous peu. On se met un peu de musique africaine pour nous mettre dans l’ambiance. Vivement notre arrivée demain!
Nous aurons eu une superbe traversée. On aurait pris un peu plus de vent mais on a eu d’excellentes conditions de mer.

Nous aurons finalement réussi à attraper notre premier mahi-mahi après plus d’un an de voyage. Mais il était trop petit, alors nous l’avons remis à l’eau. La nuit sera douce et des plus étoilée. Nous réglons nos voiles afin de réduire notre vitesse pour éviter une approche de nuit et atteignons notre destination …
Nous avions bien pris le rythme et aurions pu poursuivre la route plus longuement. Notre escale au Cap Vert nous permettra de visiter brièvement l’endroit, de faire quelques réparations pour Manawa et de nous réapprovisionner en produits frais avant la transatlantique.

Les Îles Canaries

Du 23 novembre au 30 décembre 2020

Nous arrivons à Lanzarote, à la Marina de Rubicon le 23 novembre 2020.

On a bien hâte de se dégourdir un peu les jambes. On va donc explorer les alentours. Une balade près de la marina nous permettra tout de suite de constater le caractère particulier de la géologie des lieux. Les îles Canaries sont des formations volcaniques et Lanzarote a gardé beaucoup de traces de ce passé. Le sol est couvert de pierre volcanique et le sable est noir.

La piscine, beaucoup de boutiques et de restaurants sont fermés à cause de la pandémie. On a tout de même la possibilité ( avec quelques complications supplémentaires 😉) de louer une voiture pour aller visiter l’île.

Nous choisirons une voiture 8 places et serons accompagnés de nos amis Niue pour nos découvertes.

Tout d’abord, le parc naturel de Tymanfaya où l’on peut observer des cratères volcaniques. Nous devons circuler en autobus (tour guidé) car il s’agit d’un site protégé qui n’est pas accessible en voiture. Les paysages sont très impressionnants. On se croirait sorti tout droit d’un film de science fiction.

Nous irons ensuite pique-niquer dans un petit sentier au pied des montagnes volcaniques. La terre est aride et le paysage surréaliste.

Nous nous déplacerons ensuite vers le nord de l’île afin d’avoir un point de vu sur la Graciosa. La Graciosa devait être notre point d’entrée initialement. Cependant, par solidarité avec Niue qui avait des problèmes techniques, nous avions préféré les accompagner jusqu’à Rubicon.

Notre visite nous amènera ensuite vers Cueva de los Verdes. Il s’agit d’une rivière souterraine de lave qui a créé des tunnels similaires à des grottes. C’est magnifique et encore une fois très impressionnant.

Nous étions en contact avec Manawa, une famille de québécois qui voyage aussi en catamaran et qui ont été bloqué en Sardaigne pendant le confinement alors que nous étions en Espagne. Nous avons eu de nombreux échanges depuis plusieurs mois avec eux et ils approchent les Canaries.

Ils auront des problèmes techniques pendant leur trajet Gibraltar-Canaries et nous tenterons de les soutenir le mieux possible à distance et seront très heureux de les accueillir à leur arrivée à la marina.

Les vents et courants nous dissuadent de nous diriger vers l’île de Fuerteventura. Nous nous dirigeons donc directement vers Gran Canaria.

Victime d’une indigestion, Lyne sera malade pendant toute la traversée et prendra deux jours à se remettre sur pieds.

Cette situation nous fera réfléchir sur la suite de la traversée à deux pour faire les quarts, sachant que la majorité des équipages que nous rencontrons prévoit intégrer des équipiers à leur équipage.

Las Palmas nous permettra de faire le plein de denrées en prévision de la transatlantique. Nous retournerons plusieurs fois à l’épicerie pour remplir le bateau de victuailles. Merci à Annick et François de l’Alchimiste qui seront de bons guides pour nos achats de réserve.

Une journée d’école un peu différente, nous allons visiter le musée de la science et de la technologie. On s’amuse avec les énigmes et on explore la science sous un angle ludique. Finalement, à la sortie du musée, il y a un marché de Noël où l’on peut goûter les tipunchs. Il faut bien se préparer pour les Antilles! 😉

Les Canaries seront remplies de belles journées de jeux pour les enfants.

C’est aussi le pays des arcs-en-ciel. Nous en verrons presque tous les jours lors de notre passage.

Nous louerons aussi une voiture pour aller visiter l’île à quelques reprises avec Niue, MokaV et Manawa. Au centre de l’île, là où les sommets sont plus élevés, les points de vue sont magnifiques! Bien qu’étant aussi une île volcanique, Gran Canaria s’avère très différente de Lanzarote. Gran Canaria est beaucoup plus verdoyante.

Nous aurons aussi beaucoup de plaisir à aller déambuler dans les dunes de sable au sud de l’île. C’est grandiose avec ses amonts de sable à perte de vue.

Isabelle de Manawa propose une activité aux enfants à l’occasion de Noël. Les enfants décorent des biscuits et vont ensuite les distribuer aux différents bateaux sur notre ponton de marina. Ils écrivent des vœux de joyeux Noël dans la langue d’origine de chacun des bateaux de passage. Un beau moment de partage apprécié de tous.

Cet élan de solidarité aura un effet boomerang. Les navigateurs voudront à leur tour gâter les enfants. Ainsi, ils recevront un gâteau panetone italien, une galette de dattes, une montagne de délicieuses crêpes bretonnes, etc.

Les enfants dégustent les crêpes et le gâteau. Miam!!!

Le geste d’Isabelle et des enfants était gratuit. On se disait que tous ces navigateurs loin de leurs familles seraient réconfortés par une petite pensée. Bien joué! 🥰

Nous fêterons Noël sur Vahana en compagnie de nos amis de Niue, Manawa et Vanamo. Un beau moment rempli de partage et de simplicité.

Nous avons une pensée pour nos familles au Québec qui célèbrent Noël d’une façon un peu particulière en ce temps de pandémie.

Malgré que nous sommes loin de nos proches, nous nous sentons privilégiés de pouvoir partager cette célébration entourés de navigateurs de la Suisse, de la France, de la Finlande et du Québec. Ce voyage nous aura permis de belles rencontres.

Nous aurions souhaité visiter La Gomera et les îles plus à l’ouest mais le Covid amène son lot de contradictions dans les procédures d’entrée pour les navigateurs. Nous obtenons des réponses opposées selon la personne à qui nous adressons nos demandes. On patauge dans une zone grise et c’est à la tête du client. On préfère donc s’abstenir pour éviter les embrouilles.

Après réflexion, nous décidons d’ajouter un équipier à notre équipage pour la traversée. Il y a des prospects sur place, aux Canaries. Cependant, on est frileux à l’idée d’embarquer quelqu’un qu’on ne connaît pas et pour qui nous n’avons pas de références. Manawa nous propose la candidature de Daniel, un ami à eux, qui n’a jamais fait de voile, mais qui chérit le rêve d’effectuer une traversée. Après quelques FaceTime, le processus est engagé et Daniel quittera le Québec dans quelques jours pour venir nous rejoindre à Las Palmas.

Il arrivera sur Vahana par un soir bien arrosé sur Niue. François et Fred qui devaient aller le chercher à l’aéroport ne sont pas en état de conduire. Ce sera donc Isabelle et moi qui iront l’accueillir à son arrivée pendant que les hommes cuvent leur rhum sur les trampolines 😉

Lyne est victime d’un vilain mal de dents. Souhaitant éviter tout risques d’infections en traversée, je prends donc rdv avec un dentiste.

Étonnée de la qualité high-tech des installations et du tarif, toute la famille aura donc droit à un examen et un nettoyage complet avant notre départ. Pour 80$, j’ai eu droit à 2 radiographies, un nettoyage complet à l’ultrason ainsi que des crèmes analgésiques. Le tout s’avérera être tout simplement une inflammation de la gencive. La dentiste s’exprimait très bien en français et en anglais. Vu le contexte, elle m’a prescrit des antibiotiques au cas où la situation s’aggraverait en traversée.

Alexandre le pirate, notre ancien voisin de quai à Barbate, se trouve sur l’île avec son voilier et aura la gentillesse de venir nous saluer (avec sa rate Rainette 😬) juste avant notre départ pour la transatlantique. Nous sommes très contents de revoir ce coloré personnage apprécié de toute la famille 😊.

Nous décidons de faire la traversée vers le Cap Vert et la transatlantique accompagnés de Manawa. Nous trouvons plus agréable et sécuritaire d’avoir un bateau à proximité pendant le trajet. Niue a un échéancier différent tandis que Moka V et Vanamo vise la Guyane.

Test Covid le matin du départ et c’est parti! C’est donc le 30 décembre 2020 que nous quitterons Las Palmas en direction du Cap Vert. L’année 2021 se pointera pendant notre déplacement. De nouvelles aventures à venir! Et pour saluer notre départ, les dauphins viendront nous dire bonjour.

Gibraltar aux Canaries

Octobre et novembre 2020

La France vient d’entamer son 2e confinement et nous avons quitté sur le champ car la navigation y sera interdite. Notre départ de Canet en Roussillon nous mènera jusqu’à Gibraltar en 14 jours sans halte à terre. On alterne les nuits au mouillage avec celles en navigation. On a un rythme soutenu car on veut s’assurer de ne pas être confinés en Espagne. Nous y avons déjà goûté en mars 2020 et on veut éviter d’être pris au piège. Ça bouge vite et les annonces sont souvent faites sans trop de délai pour la mise en place des nouvelles procédures. Nous passerons donc le cap de Gibraltar le 11 octobre 2020.

Mouillage en Espagne, à Peniscola. Ce château a été utilisé lors du tournage de Games of Trones.

Nous sommes accueillis à la marina de la Linea par nos amis de Niue.

On aurait aimé aller visiter Gibraltar, mais le Covid empêche les non européens de traverser la frontière pour revenir ensuite en Espagne. On restera donc à La Linea, en Espagne, le temps de finaliser certains préparatifs et d’attendre la bonne fenêtre météo pour nous diriger vers les Canaries.

Avec Camille et Naël de Niue

Nous devrons patienter quelques jours avant qu’une fenêtre météo favorable s’installe pour la traversée. Entre temps, nous nous familiarisons avec notre Irridium Go, qui sera notre moyen de communication pour obtenir les fichiers météo en mer et pour contacter nos familles et amis.

Petite vidéo des enfants pour les élèves avec qui ils correspondent au Québec. 😊

François fait des travaux sur le bateau et aperçoit au loin une silhouette et un voilier qui lui semblent familiers. Oh! La belle surprise!!! Je lui confirme qu’il a bien vu, c’est Carlos! C’est avec grand plaisir qu’on retrouve nos amis et anciens voisins de quai de Barbate, Carlos et Carmen qui sont à La Linea en même temps que nous. Un heureux hasard. Nous discutons avec eux de leur projet imminent de retraite et de la possibilité de devenir des navigateurs à temps plein. Ils améliorent leur bateau en vue de cette future étape.

Fidèle à leur grande générosité, juste avant notre départ, ils remettront leurs 2 trottinettes à Charlotte et Jacob. Les enfants sont très heureux. On se dit au revoir avec l’espoir de les recroiser l’an prochain dans les Antilles.

Nous décidons de faire la traversée de Gibraltar aux Canaries en binôme avec Niue.

Voici notre journal de traversée:

Résumé jour 1

Position au 19-11-2020 à 120034’46,278’N, 007’34,576’W

Distance totale parcourue à 1200 (départ 18-11-2020 a 1030): 141,9MN
Vitesse moyenne de déplacement: 5,6kn
Vitesse moyenne du vent:
Jour: 26kn
Nuit: 16kn
Rafales max: 36kn
Etat de la mer: longues vagues arrière 1-2m


On avance bien. Nous réussissons à trouver le rythme avec Niue. Nous sommes légèrement plus rapide qu’eux à moteur. À voile, selon l’allure, parfois eux, parfois nous. On réussit à maintenir pas plus de 2-3MN entre nous. On communique par VHF pour les manoeuvres et autres.


Avarie: Problème avec enrouleur du gennaker. On a du l’affaler, car incapable d’enrouler. Rien de grave, mais on ne peut plus l’utiliser tant que le vent sera soutenu car la réinstallation sera plus délicate et devra attendre une accalmie.


Niue a des problèmes de déconnexion GPS et ils n’ont plus accès aux données de leur speedomètre et anémomètre.

Sinon, on longe la côte du Maroc qui est à 65MN, entre Tanger et Rabat. On aurait tellement souhaité visiter le Maroc dans ce voyage, malheureusement , ça ne sera pas possible car les frontières sont fermées (Covid).


Toute la famille se porte bien même si les enfants ont beaucoup dormi.
A demain

Résumé jour 2

Position au 20-11-2020 à 122033’29,022’N, 009’33,,461’W

Distance totale parcourue à 1200 (départ 18-11-2020 à 1030): 273,1MN

Vitesse moyenne de déplacement: 5,5K

Vitesse moyenne du vent:

Nuit: 16kn

Jour: 26kn

Rafale max:33kn

État de la mer: vagues longues arrière 2,5m- 3m

Acalmie vers 1000, on démarre le moteur


Notre corps s’adapte tranquillement à la navigation. Nous faisons des quarts de 3heures. Jacob a été malade 2 fois, mais il va mieux. La chaleur commence à se faire sentir et les journées sont très confortables.

La météo annonce moins de vent, donc plus de moteur que les prévisions initiales.

Niue et nous avons été encerclés par un groupe de 6 orques

Plusieurs accidents ont été répertoriés récemment en Espagne où des orques s’attaquaient à des voiliers en fonçant sur les safrans et en causant parfois des dommages importants. Nous étions donc partagés entre l’excitation et l’émerveillement de croiser ces magnifiques bêtes et l’incertitude face à leur intention. Finalement, ils sont restés autour des bateaux un bon moment ( au moins 30 minutes) et ont heureusement quitté les lieux sans aucun incident.


Pour nous, pas d’avarie, youppi!!!
Par contre pour Nos amis, ils ont un problème avec le moteur bâbord. De l’eau semble s’être mélangée dans le circuit d’huile. Ils vont donc rouler juste sur le moteur tribord, à faible régime, pour économiser leur gasoil. Ils ont peur d’être à court. On se ralentit pour les attendre. Nous avons 4 bidons pleins au cas ou ils en auraient besoin.
Tout le monde se porte bien.

À demain

Position au 21-11-2020 à 121131’57,158’N, 010’59,200’W

Résumé Jour 3

Distance totale parcourue à 1211:387,7MN

Vitesse moyenne de deplacement: 5,4kn

Vitesse moyenne du vent:

Jour:7kn
Nuit: 5kn

État de la mer: La mer s’est aplatie. Légère houle de 1m

Notre corps est bien amariné. Nous retrouvons notre vigueur et notre appétit habituel. Les enfants jouent, on fait un peu d’école, la vie reprend à bord de Vahana. On prend tous une bonne douche chaude.
Nous profitons de l’accalmie pour réinstaller le gennaker sur son enrouleur à poste. L’opération se déroule sans anicroche.
Les faibles vents nous obligent à poursuivre à moteur. On ajuste notre vitesse à celle de Niue.
Pas d’avarie, un beau soleil et plus de la moitié de la route de parcourue.

Résumé jour 4


Position au 22-11-2020 à 122030’22,899’N, 012’19,814’W


Distance totale parcourue à 1220: 500,4/~650MN

Vitesse moyenne de déplacement: 5,4kn

Vitesse moyenne du vent:

Jour: 9kn
Nuit: 9kn

État de la mer: Calme, max 1m de houle

Nous prévoyons atteindre les îles Canaries demain, soit le 23-11-2020 vers midi.
Tout se passe bien. Il fait beau et chaud. Nous alternons voile et moteur du aux faibles vents.
Les enfants s’occupent bien: lecture, dessin, Légo, etc.
On vous reconfirmera demain après notre arrivée.
À bientôt

Résumé jour 5

Ça y est! Nous arrivons à la marina de Rubicon le 23-11-2020 à 13h00.

Notre traversée a été une très belle expérience. Nous sommes un peu fatigués du aux 4 nuits en mer à veiller pendant nos quarts, mais moins que ce que j’avais anticipé.

Nous sommes très satisfaits de notre monture et nous avons bien confiance en Vahana pour la longue traversée Transatlantique à venir prochainement.

Nous prendrons le temps d’explorer les îles Canaries dans les prochaines semaines.

Canet-en-Roussillon

1er au 29 octobre 2020

Réparations, retrouvailles et rencontres

Le froid commence à bien se faire bien sentir et nous visons Canet-en-Roussillon afin d’effectuer différents travaux. Nous passerons donc rapidement devant Marseille et seront bloqués à mouillage pendant quelques jours en Camargue car de forts vents de plus de 40 noeuds sont annoncés pour quelques jours. C’est cependant à Leucate où nous aurons eu la plus grande surprise car, alors que le météo annonçait 16 noeuds de vents pour la nuit, nous aurons subi un vent constant pendant quelques heures de plus de 55 noeuds. Rien de confortable, particulièrement avec une vague de côté. Pour la première fois depuis le début du voyage, je peux dire que j’ai eu peur.

En Carmague, il n’y a pas que du vent. Nous aurons le privilège d’assister à de magnifiques envolées de flamants roses. De plus, des Canadaires viennent pratiquer leur manœuvres tout près de notre mouillage. C’est très impressionnant de voir les avions remplir leur ventre d’eau et par la suite la déverser. Tout un spectacle!

Nous n’avions pris aucune Marina depuis notre confinement à Barbate en Espagne et vivions très bien à l’ancre depuis trois mois et demi.

Mais pour faire faire des travaux, c’est un mal obligatoire.

Notre expérience de préparation à LaRochelle nous laissait un petit arrière goût en bouche et c’est, un peu, beaucoup à reculons que nous nous sommes présentés à Canet-en-Roussillon pour régler certaines situations datant de la livraison de Vahana.

Tant qu’à être bloqué pour les travaux, on décide de faire d’une pierre deux coups et de faire le carénage et l’anti fouling.

Nous serons accueillis par Claire de chez Axium Marine. Nos échanges avaient toujours été par écrit, mais elle avait deviné nos origines québécoises par des tournures de phrases et certaines expressions 😉

Elle s’empresse donc de nous présenter à des amis navigateurs ayant deux enfants . Ces ainsi que nous ferons la connaissance de Lynn (une acadienne), Laurent, Océanne et Mathieu. Voir leur page web ici.

Nous partagerons de très beaux moments avec eux et ils nous feront aussi faire la connaissance de Niue avec qui nous aurons le plaisir de faire un bon bout de chemin 😍.

C’est au petit marché de fruits et légumes de Canet que nous goûterons les raisins vert les plus délicieux qui soient. Le pain de la boulangerie est aussi très bon. Mais c’est d’autant plus agréable que nous improvisons de temps à autre des 5à7, des apéros souper, avec nos nouveaux amis.

Les enfants sont aussi contents d’avoir des amis avec qui s’amuser. On organise une journée ramassage d’ordures autour de la marina.

Les enfants iront aussi visiter l’arboretum. Ils y goûteront l’arbouse, fruit de l’arbousier et recevront plein d’informations sur les cactus par un jardinier passionné.

Lors de la sortie de l’eau de Vahana, Jacob se fait proposer par le grutier de conduire le travel lift avec la manette. Vous auriez du voir les étincelles dans ses yeux!!!

Nous profiterons de notre séjour à sec pour aller visiter nos amis Camil, Sandra et Nohan avec qui nous avions partagé de bons moments au Portugal. Ils se sont sédentarisés et travaillent sur un projet de gîte à Aix en Provence.

Comme nous sommes près de Marseille, on nous initiera au Pastis et à la pétanque 😉. Et Camil fera encore plein de tours de magie aux enfants.

Nous serons très heureux de les revoir et ils nous ferons découvrir leur beau coin de pays. Nous cueillerons en pleine nature du thym, du romarin, de la lavande et de la roquette. Un beau moment avec des gens qu’on apprécie beaucoup 🥰.

En revenant de notre séjour à Aix en Provence, nous retrouvons Vahana sous une bonne couche de sable. Les gros vents ont déménagé d’importantes quantités de sable dans l’air et on a peine à reconnaître notre bateau que nous avons bichonné, nettoyé, ciré avant notre départ. Il est tout brun-rouge et un grand ménage s’impose.

Nos travaux avancent de bon train. C’est Nicolas de chez BMS qui prendra en charge notre dossier et il sera d’une grande efficacité.

Nous sommes arrivés ici un peu à reculons, car les travaux ne sont jamais vraiment une partie de plaisir sur un bateau. Cependant, chapeau autant à Claire de chez Axium Marine qu’à Nicolas de chez BMS. Ils ont bien travaillé et ont respecté l’échéancier.

Claire a même eu la gentillesse d’offrir des cadeaux aux enfants à notre départ; une carte du monde à gratter et du chocolat 😍.

La mer nous appelle et il faut faire vite. Le matin de notre départ de la Marina, la France annonçait un nouveau confinement avec interdiction de navigation dès la fin de la semaine. Nous remettons donc rapidement Vahana à l’eau et quittons la France avec de très beaux souvenirs, de belles retrouvailles et de nouveaux amis.

Apéro improvisé avec nos amis

Nos amis ont la générosité de nous prêter leur voiture pour que nous puissions effectuer un bon approvisionnement en prévision de nos grandes traversées. Nous voulons stocker plus qu’à l’habitude étant donné les possibilités de reconfinement.

Nous avons peur que les mesures prises en France soit aussi appliquées en Espagne. Comme nous avons vécu un premier confinement de trois mois en Espagne et que nous voulons éviter de revivre un scénario similaire, nous avancerons très vite vers Gibraltar en prévision de notre traversée océanique. C’est ainsi que nous passerons devant Barcelone, Valence et Cartagena, malheureusement sans même s’y arrêter. Nous sommes rendus si près de la traversée, il serait vraiment dommage de rester coincés et confinés.

Levée de soleil, départ de Canet en Roussillon vers Gibraltar juste avant le confinement.

Allez, on bouge!!!

La Côte d’Azur

1er au 30 septembre 2020

De prime abord, il faut l’avouer, nous avions une image préconçue un peu snob de la Côte d’Azur. Nos préjugés défavorables ont eu tord et nous avons été étonnés par l’accueil chaleureux que nous y avons reçu. Cette destination, sans attente, aura finalement été l’un de nos plus gros coups de cœur de tout notre voyage.

Après une traversée de près de 20 heures, nous atterrirons à Menton, la ville de la France la plus à l’ouest de la côte Méditerranéenne à la frontière de l’Italie. Ici, le français et l’italien se côtoient régulièrement dans les conversations.

Déjà, à notre arrivée à Menton, la ville nous offre toute sa splendeur. Les magnifiques bâtisses aux teintes ocres se laissent enrober par les rayons du soleil qui frappent sur les murets anciens. Un charme inexplicable se dégage de ce lieu avant même d’y avoir mis les pieds.

Fête du Citron — WikipédiaConsulter
Créateur : Photographer: PATRICK VAROTTO
Droits d’auteur : Copyright: http://www.photovarotto.com

Menton est une ville qui bénéficie d’un exceptionnel 315 jours d’ensoleillement par année. Ce microclimat permet une excellente culture du citron. Ils sont les plus grands producteurs de citrons d’Europe. Le citron de Menton porte une Indication de Géographie Protégée. Chaque année, en février, le festival du citron présente un carnaval avec des chars ornés de citrons et d’oranges.

Et que dire de leur limoncello ❤️❤️❤️et du petit marché.

À Menton, tout est bien pensé pour l’accès à la plage. Bel aménagement avec plusieurs bancs sous pergolas avec jets brumisateurs, casiers gratuits pour y déposer et sécuriser ses effets personnels, douches, etc. On facilite la vie des vacanciers et c’est très apprécié!

La ville met aussi à disposition plusieurs points d’eau de source pour se désaltérer. Wow!

Nous passerons des heures à déambuler dans la vieille ville. Les petites ruelles piétonnières se tortillent entre elles et plusieurs impasses, maintenant clairement indiquées, servaient autrefois à tromper l’ennemi et à le capturer lors d’attaques.

Nous recevrons une invitation de Martine, une gentille navigatrice mentonnaise dont la fille habite maintenant au Québec. Elle nagera jusqu’à notre bateau pour discuter avec nous, ensuite nous inviter et elle est revenue par vents forts pour s’assurer que tout était correct à bord. Malheureusement, la météo nous obligera à nous déplacer rapidement et nous ne pourrons échanger que brièvement avec cette personne très conviviale et hospitalière. Elle voulait nous faire goûter ses beignets de courgettes, dommage qu’on ai raté ça!

Le train étant très accessible, nous en profiterons pour aller (près de Nice) au Applestore 3x afin de régler différents problèmes sur différents appareils.

C’est aussi à partir de Menton que nous irons en train à Monaco et à Nice.

Devant le célèbre casino de Monaco

Lors de notre passage, Monaco était très peu animé à cause du Covid. La majorité des restaurants et des boutiques étaient fermés. Le manque de tourisme minait réellement l’ambiance.

Nice semble moins souffrir des difficultés liées à la pandémie. Il y a beaucoup de gens qui y circulent et l’ambiance est bonne.

C’est ici que nous découvrirons les gelatos Fenocchio. Plus de 100 saveurs de crème glacée y sont proposées. Toutes plus alléchantes les unes que les autres. Coups de cœur pour Meringue/citron ❤️ Elles sont tellement délicieuses que nous referons un détour en train ( + de 20€) uniquement dans le but de revenir en manger. Un moment de pur bonheur!

Petite particularité de la plage de Nice ( ainsi que d’autres plages sur la Côte d’Azur), la plage n’est pas en sable mais plutôt en galets. Plusieurs roches plates servent à accueillir les visiteurs qui s’y étendent comme si c’était confortable 😉!

À Menton, nous aurons droit à un autre fameux bateau mal ancré chassant vers le rivage cette fois. Le propriétaire n’étant pas à son bord, les sauveteurs en mer doivent intervenir. Le propriétaire est arrivé à bord pendant l’opération de sauvetage et la quille du voilier était malheureusement bien coincée dans le sable. Après plusieurs manœuvres, les sauveteurs ont finalement réussi à décoincer la quille.

Chapeau et respect à ses braves hommes et femmes qui, bénévolement, contribuent à la sécurité des gens de la mer. Très impressionnant!

Le A yatch dormira à nos côtés à deux reprises. En 2017, il était le plus grand voilier du monde, 143m!!!

Nous nous dirigerons ensuite vers Antibes. Décidément, les coups de cœur de manquent pas ici! La vieille ville est très charmante et nous y mangeons de délicieuses focaccia. Nous marchons beaucoup pour découvrir la ville et nous sommes toujours surpris de constater à quel point les enfants peuvent bien suivre le rythme sans rechigner. Il n’est pas rare de parcourir plus de 20km quotidiennement. Ça fait beaucoup de petits pas en une journée!

Notre prochain mouillage sera aux Îles de Lerins. Un magnifique mouillage entre deux îles. Nous visiterons Saint Honorât. Sur cette petite île, se trouve un monastère. Des visites guidées permettent d’obtenir beaucoup d’informations sur le mode de vie des moines dans cet abbaye où l’on cultive le vin et les olives. Un moment de sérénité dans ce lieu paisible empreint de spiritualité et de simplicité.

Restaurant inusité, une pizzeria fabrique à bord d’un catamaran des pizzas qui sont livrées en dinghy aux bateaux en mouillage. Nous aurions bien aimé en profiter, mais un catamaran de sortie de jour (c’est à dire bondé de touristes avec de la musique à tue tête! 😬) nous fait fuir vers un lieu plus paisible.

Ensuite, petit mouillage dans les calanques d’ Anthéor où nous mettrons l’ancre à proximité d’un très joli pont magnifiquement éclairé la nuit.

Nous passerons devant St-Tropez sans nous y arrêter, faute de temps. L’automne commence à bien s’établir et nous visons Canet en Roussillon pour finaliser certaines réparations sur Vahana.

Un arrêt au Marché de Lavandou s’avérera mémorable. La panoplie de kiosques propose plusieurs produits régionaux. Les marchands sont très sympathiques et conviviaux. Nous aurons plaisir à discuter avec plusieurs d’entre eux.

Nous aurons la chance de goûter les fameux beignets de courgettes, une spécialité régionale. Le vendeur, étant à la fin de sa journée, d’une grande générosité, nous en remets 10 plutôt que 6. À la pâtisserie, nous commandons 2 baguettes de pain, encore très généreusement, on offre aux enfants des tartes tropéziennes. Un espèce de gros beigne fourré à la crème pâtissière. Un vrai régal! Et c’est sans compter les suçons au miel de lavande qu’une autre commerçante aura offerts aux enfants. On se délectera aussi des olives marinées, des artichauts marinés, des tomates séchées, de l’ail rose ainsi que plusieurs autres produits. Une visite très agréable et un échange avec des commerçants très sympathiques.

Notre prochaine destination de la Côte d’Azur sera l’île de Porquerolle. Encore un coup de cœur pour nous. Nous aurons le plaisir d’y visiter un vieux moulin à vent restauré. Le mécanisme à l’intérieur est surprenant et ingénieux. Des guides nous en expliquent le fonctionnement.

Nous visiterons aussi le fort de l’île où se trouve plusieurs informations sur l’histoire de l’île, sa faune, sa flore, etc. Nous prendrons en photo plusieurs affiches qui serviront ensuite à alimenter le programme scolaire de Charlotte et Jacob. De la pédagogie à partir du concret.

Finalement, notre dernière destination de la Côte d’Azur sera l’île de Bendor et Bandol. Magnifique île appartenant à Paul Ricard. ( le fameux pastis!😉) Il y a intégré de nombreuses œuvres d’art et en a dessiné l’aménagement. On s’y sent dans un univers artistique à part. Beaucoup de quiétude se dégage de ce lieu riche en culture.

La Côte d’Azur aura été pour nous une révélation. Une région riche en découvertes! Ces habitants, loin d’être pincés, auront été d’une grande gentillesse et très chaleureux. Un coup de cœur dans notre voyage!

La Corse

Du 12 au 31 août 2020

Une petite distance de 24 MN nous permettra de rejoindre la Corse à partir de la Sardaigne. Notre première destination sera les îles Lavezzi. Il s’agit d’un archipel accessible uniquement par voie maritime. Les récifs de granite entourant l’île auront été à l’origine du naufrage de la Sémillante en 1855, un navire de la marine française avec plus de 700 hommes à son bord. Sur le site, un autel et deux cimetières rappelle cette tragédie.

Les îles Lavezzi, c’est aussi une réserve naturelle avec une très belle vie aquatique. Il y a des tonnes de poissons, c’est presque un aquarium à ciel ouvert. Un bonheur pour toute la famille. Nous passerons des heures sous l’eau à observer ces magnifiques poissons.

Vers 2:00 du matin, des bruits nous réveillent. Le vent a subitement viré. Tous les gens sont sur les ponts, lampe de poche à la main. Nous étions certains de notre mouillage et de notre rayon d’évitement. Cependant, il y a beaucoup de bateaux mal ancrés qui se ramassent très (trop) près des nombreux rochers, certains bateaux chassent (dérapage de l’ancre), certaines chaînes s’entremêlent. Il y a même des voiliers qui en entraînent d’autres en tirant leur chaîne. Nous assistons à la scène, moitié amusés car c’était prévisible vu tous les bateaux s’ancrant sans méthode. Bref, au bout d’une trentaine de minutes, nous retournons nous coucher. Certains, peu confiants de leurs voisins veilleront toute la nuit.

Nous irons ensuite à Isola Piana, appartenant toujours à la réserve naturelle de Lavezzi. Une petite île est accessible par la côte et la profondeur de l’eau nous permet de parcourir la distance dans l’eau, à pieds.

Notre destination suivante, Roccapina, là où se trouve un lion sculpté naturellement dans le roc sur le haut d’une falaise, nous aura permis de mouiller très près de la plage dans sa belle baie. Nous mouillons dans une eau limpide qui n’a rien à envier aux Caraïbes à cette période de l’année.

Les enfants auront la chance de rencontrer d’autres enfants pour s’amuser un peu à la plage. La plage étant a proximité, les enfants s’y rendent aisément à la nage.

Nous ferons aussi une très belle randonnée jusqu’au sommet de la montagne pour atteindre une tour de l’époque génoise.

Notre prochain arrêt, pour quelques jours, sera à Propriano. Nous avions beaucoup aimé l’expérience de la location des scooters en Sardaigne et décidons de réitérer l’expérience pour deux jours en Corse. Les belles routes très sinueuses nous permettrons de rejoindre la ville historique de Bonifacio où nous n’étions pas arrêtés avec Vahana et aussi Sartène, un petit village typique.

Au deuxième jour, nous allons visiter Filitosa, un site archéologique très intéressant. Nous y passerons quelques heures où les enfants feront une chasse aux trésors tout en apprenant l’histoire du lieu. Nous irons dans un vignoble, mais les visites n’ont lieu que le samedi sur rdv. Finalement, nous ferons un petit détour puisque les filles veulent se rendre sur les lieux dun vieux pont génois.

Ces deux journées auront été très appréciées par toutes la famille. Les paysages étaient vraiment sublimes et c’était un plaisir de déambuler en scooter sur l’Île de la Beauté qui porte très bien son nom.

Nous sommes très heureux de pouvoir à nouveau communiquer en français, ça simplifie les choses. Et c’est avec joie que nous renouons avec le délicieux pain français qui nous avait manqué. Les Corses sont très sympathiques et apprécient beaucoup notre « accent » 😉.

Nous nous arrêtons quelques jours à Adjaccio, la capitale de la Corse.

Coup de coeur pour Cargèse, un charmant petit village d’origine grec. Il y règne une atmosphère bon enfant et on s’y sent tout de suite bien. Les restaurants sont invitants, de même que de petits commerces sur la route principale.

Girolata s’avèrera aussi un endroit hors du commun. Nous y parcourrons le sentier du facteur puisque le village n’est accessible que par l’eau ou par un sentier pédestre de 7km. Une belle balade de santé que le facteur de l’endroit a parcouru pendant de nombreuses années 6 jours par semaine! Et quelle ne fut pas notre surprise en retournant sur la plage de rencontrer des vaches qui se prélassaient dans le sable en regardant Vahana.

Nous terminerons notre voyage en Corse par la ville de Calvi. Une autre belle ville remplie d’histoire.

C’est toujours surprenant de voir ces méga yatchs qui mouillent dans les mêmes baies que nous mais avec des moyens très différents!

Finalement, de forts vents auront fait déraper un voilier qui s’était mal ancré juste devant nous. Le voilier se positionne perpendiculaire à nous et percutera notre étrave à plusieurs reprises . Nous tentons de réduire l’impact avec des pare-battages. Cependant, les coups résonnent à bord et nous sommes en miettes à chaque bang. Après une dizaine de minutes, qui nous aura semblé une éternité , le voilier réussi à se sortir de sa fâcheuse position. Le navigateur nous indique qu’il se déplacera juste pour jeter l’encre et reviendra nous voir ensuite. Bien entendu, il n’en fut rien et le fautif prendra la fuite après avoir bien endommagé notre étrave bâbord. Nous savons que ce n’est que du matériel, mais en même temps, Vahana est notre maison, notre sécurité. C’est encore tout ébranlés de cet accident que nous lèverons les voiles vers la côte de la France pour une navigation de 90MN dans une mer musclée et des vents soutenus.

La Sardaigne

26 juillet au 11 août 2020

La traversée qui relie les Baléares à la Sardaigne devrait prendre environ 48 heures.

Pour l’occasion, nous rabaissons la table intérieure afin d’aménager un coin détente. Les enfants ressentent souvent le besoin de s’allonger durant de longues navigations et le carré extérieur devient vite encombré de deux petits moussaillons très étendus. On tente donc l’expérience de cette nouvelle disposition, sachant que la cuisinière devra sacrifier son espace de travail puisque c’est généralement sur la table intérieure que s’effectue la préparation des repas.

La première journée de navigation se déroule très bien. Un beau vent au grand largue (entre le travers et l’arrière) nous fait avancer sous grand-voile et gennaker à une très bonne vitesse.

Jour 2 de la traversée, au petit matin, les enfants dorment encore alors qu’on est dehors et qu’on entend un “bling bling” inhabituel. On tente de trouver la source de ce bruit étrange. Une inspection visuelle nous amènera à trouver sur le pont un anneau métallique (“washer”). En relevant la tête, on remarque que le boulon qui retient la bôme (partie structurelle horizontale sur laquelle repose la grand-voile) n’est plus en place. La jonction ne tient que par une tige libre et peu convaincante qui à chaque mouvement du bateau s’éloigne de plus en plus de sa position et risque de tomber.

Il faut agir vite! On affale la grand-voile. On installe des pare-battages sous la bôme pour soulager la tension et pour amoindrir un éventuel choc qu’on veut à tout prix éviter. Il faut ensuite trouver un boulon 10mm pour le réinstaller. Malgré tous les outils et toute la quincaillerie que nous avons avec nous à bord, on n’a pas ce boulon en surplus! Évidemment! On est à 24 heures de la terre, avec une bôme qui menace de céder à chaque vague et il nous faut ce boulon!!! On a beau fouiller dans tout nos coffres à outils, niet! On cherche un boulon à démonter à quelque part sur le bateau. La perspicacité de François sera récompensée lorsqu’il remarque que les bras du bossoir à annexe sont munis de ce même fameux boulon. Nous sanglons donc l’annexe pour la sécuriser avant de retirer le précieux que nous installerons avec soulagement sur le vit-de-mulet. Ouf!!! On l’a échappé belle!!!On décide de poursuivre notre deuxième moitié de parcours sans remonter la grand-voile. C’est sans anicroche que nous atteindrons la Sardaigne, après 46 heures de navigation et quelques sueurs froides.

Nous passerons nos premières journées au port d’Alghero. La ville offre gracieusement une place au port pour les bateaux en transit pour un maximum de 5 jours ( pour les marins, voir les infos que j’ai inscrites sur Navily). Nous profiterons de cette option afin de faire un bon avitaillement et de découvrir la ville et ses environs. Quelle belle opportunité quand on sait qu’au quai juste à côté, il en coûterait près de 150$ par nuit pour y amarrer Vahana! Nous nous gâterons donc souvent avec de bons restaurants, gelato et autres plaisirs. Il faut bien compenser! 😉

Dès notre accostage au quai, nous nous faisons accueillir par Christopher. Tout sourire, il nous souhaite la bienvenue dans sa ville. Christopher, qui parle italien , anglais et un peu français, rêve d’aller visiter le Canada. Dès qu’il a vu notre drapeau, il est venu vers nous. Nous le recroiserons soirs et matins, et pour l’occasion, dès le premier après-midi de notre rencontre, il arborera sa casquette et son chandail à l’effigie du Canada. De même qu’un drapeau blanc et rouge qu’il traîne fièrement dans son sac. Si vous passez par le quai d’Alghero, aller le saluer de notre part, il en sera très heureux.

Alghero est une très jolie ville remplie d’ambiance et chaleureuse. La vieille ville comporte plusieurs rues piétonnières. Il est impressionnent d’observer les plafonds voûtés des vieux bâtiments. C’est très joli et très authentique à la fois.

Au premier matin, un charmant monsieur cogne au bateau. Il vend des fromages, huile d’olive, pains sarde à bord d’une petite camionnette. Curieuse, je vais voir ce qu’il a à proposer. Losqu’il ouvre sa porte coulissante, wow!!! Le camion est remplie de meules de fromages et autres produits du terroir. Il me fait goûter ses produits en me les décrivant avec passion. Je repars donc au bateau avec un morceau raisonnable de pecorino dolce, me disant que je serais la seule à en manger. Erreur! Finalement, toute la famille l’a bien aimé, j’ai donc du le partager!

Alghero compte un beau marché et un accès facile à des produits locaux. Une des premières choses que l’on remarque, ici en Italie, c’est que les produits sont moins « parfaits ». Les standards d’esthétisme et de conformité alimentaire sont bien différents. Les légumes ont tous des formes et des grosseurs différentes. Comme dans la vraie vie quoi! Ici, on ne boude pas une carotte croche ou un fruit tacheté. Mais plus que tout, ce qui surprend, c’est la saveur des aliments. Ça explose dans la bouche! On n’aura jamais mangé meilleures tomates, basilic et melons. Et que dire des pizzas et des focaccia! Le bonheur!

Les Sardes sont très fiers de leurs productions et avec raison 💕

Après avoir passé plusieurs mois en Espagne, je me rend compte que la langue italienne est très différente de la langue espagnole. Il y a quelques mois, j’aurais pu les confondre. Les italiens chantent en parlant. Ils ont une rythmique dans leur prononciation qui est moins suave et plus mélodique. Nous n’aurons cependant aucune difficulté à bien nous faire servir en anglais et même parfois en français.

Le transport en commun n’est pas très développé sur l’île. C’est en jasant avec des voisins de quai que nous avons l’idée de louer des scooters pour aller découvrir l’intérieur des terres. Arrivés au centre de location, on réalise vite qu’il n’y a pas de casque de moto disponible pour les enfants. Déception! Qu’à cela ne tienne, on a repéré un Suzuki et on achète des casques pour eux en se disant qu’à chaque future location, ça simplifiera la chose.

Quelle sentiment de liberté que cette sensation de vent chaud caressant notre visage et tous ces parfums de fleurs que nous respirerons en déambulant en scooter dans les petites routes intérieures.

Notre objectif était de visiter Sassari, la deuxième ville la plus importante de la Sardaigne. La ville en soi avait peu d’intérêt. Cependant, la ballade était sublime et nous avons aussi mis les pieds à Porto Torres. Finalement, coup de cœur pour le petit village pittoresque d’Argentiera. C’est un ancien village minier où l’on peut y observer une ancienne laverie en bois.

Après près d’une semaine à Alghero, ville que nous avons adorée, nous remontons vers le nord de la Sardaigne.

Nous passerons l’anniversaire des 8 ans de Jacob dans notre premier coup de vent. Comme s’était prévu, nous nous étions bien préparés. Nous avions enlevé les toiles, sécurisé le bateau. Nous avions plongé pour bien vérifier l’ancre la veille. Nous aurons rencontré des vents de 35-40 noeuds (65-75 km/h) avec des rafales à 45 noeuds.(+ de 80km/h). On attend que ça passe!

Nous nous déplacerons ensuite vers Marmorata. Les enfants auront beaucoup de plaisir à déambuler sur « l’île lisse », comme ils l’ont baptisée. 😉

Coup de cœur pour cette petite balade dans un décor magnifique sur cette petite île en rochers de granite. Jacob nous a dit qu’il aurait bien aimé que son anniversaire soit cette journée tellement il a aimé l’endroit 😍

Nous nous dirigerons ensuite vers la Costa Esmeralda. Il faut savoir que ce secteur est réputé pour ses hôtels de luxe, ses grands restaurants et aussi ses bateaux somptueux. Ici, on comprend vite la notion d’inégalité économique. Les riches sont très très riches! C’est de l’exubérance et du tape à l’œil à outrance.

Un matin, nous nous réveillons à quelques mètres du Dilbar . Il est venu s’ancrer tout près de nous durant la nuit. Ce mega yacht privé de 156m appartient à un richissime russe. Construit au coût de 600 millions de dollars US, il peut accueillir 40 invités et 80 membres d’équipage. Ici, c’est la démesure!Dilbar vu de mon hublot !

Nous croiserons aussi des yatch avec hélicoptère à bord. Comme celui-ci que vous pouvez louer pour la modique somme de 3 500 000€ par semaine. Rien de trop beau pour la classe ouvrière 🤷🏻‍♀️ Ce type de bateau se compte en très grand nombre dans le secteur.

Nous passerons quelques jours dans le beau mouillage de Cala Liscia. Cependant, puisque c’est en août que les Européens prennent tous leurs vacances, nous trouvons qu’il y a pas mal de monde dans les petites baies. C’est surpeuplé! C’est ici que se trouve le Nikki Beach Bar proposant des bouteilles de 6 litres de Dom Pérignon à 40 000€ (60 000$) la bouteille 😳. Le va et vient constant des nombreux bateaux nous donne le tournis et nous craignons même de faire baigner les enfants autour du bateau tellement ça bouge! On s’ennuie un peu des petits mouillages tranquilles.

Il y a aussi beaucoup de bateaux de location et plusieurs semblent peu familiers avec les manœuvres de mouillage. Dont un catamaran 46, ancré tout près de nous, dont l’ancre dérapait à répétition jusqu’à 3:00 du matin 😬

Nous irons ensuite à Olbia. La rue principale est jolie et la grande roue éclairée avec de beaux jeux de lumières.

Il y a aussi un marché en plein air avec de beaux produits frais. On y dénichera du pecorino à prix imbattable. Au départ, j’en demande une petite tranche, mais le vendeur me dit qu’il va me calculer le prix pour un gros morceaux équivalent à 1/5 de meule. Sachant le prix au Québec, je veux y aller avec modération. Le vendeur me propose même de m’en mettre une section sous vide. Tenez-vous bien : 6,50€ le kilo! Wow!!! Au Québec, il faudrait compter au moins 45$/kg pour ce fromage. Maintenant que je sais que toute la famille apprécie ce délice, j’en fais bonne provision, pour 8,50€!!!😊

Nous aurions aimer descendre plus au sud où il y a de belles grottes à visiter, cependant les vents nous auraient imposés un retour d’une dizaine d’heures au moteur. Ouach!

Nous aurions aussi souhaité visiter la réserve naturelle des îles de Maddalena, cependant, du aux vacances, il y a beaucoup trop de monde. C’est pire que Disneyland! Tant pis! La terre est grande et il faut faire des choix. On tente donc d’éviter un secteur si surchargé.

Nous aurons donc visité principalement le nord de la Sardaigne. Nous préférons nous concentrer sur un plus petit territoire et bien l’explorer sans trop courir. Nous avons été charmés par les endroits visités et le bon accueil des gens d’ici.

Il nous faudra revenir visiter le sud et l’intérieur des terres dans un futur voyage. 😉

❤️ Laissez nous un message, ça nous fait toujours plaisir de vous lire 😊

Prochaine destination: la Corse

Les Baléares

Du 4 au 24 juillet 2020

Les Baléares, ça sonne comme des vacances! Une belle navigation de douze heures nous mènera de Calpe à l’île de Formentera, soit la plus petite, la plus sauvage et la plus au sud. On se demandait où était tous les bateaux lorsqu’on naviguait sur la côte espagnole. Eh bien, on ne cherche plus. Ils sont tous ici!!!

Nous observons deux nouvelles règles:

🔘 La loi de la grosseur du bateau: Généralement, plus il est petit, plus il est bondé. On observe souvent 10 à 15 personnes dans de petits semi-rigides, alors que les énormes yatchs sont peu occupés.

🔘 La loi du DJ: 🤣 Dans chaque baie, il y a toujours un gars ( habituellement avec bateau moteur…) qui se sent investi d’une mission de DJ et qui prend son rôle très au sérieux !!! 🙄

Formentera est une île magnifique avec une eau turquoise à faire rêver. Tout aussi spectaculaire que la couleur de son eau, nous assisterons chaque soir à un magnifique coucher de soleil.

Avec le contexte actuel de la pandémie, l’humanité entière est complètement chamboulée dans ses habitudes et ses certitudes. Parallèlement, la nature continue de vivre à son propre rythme. Ici, comme ailleurs, les magnifiques poissons nagent, insouciants, dans les fonds limpides tandis que le soleil nous gracie de ses plus belles couleurs à son coucher. Ici, nous auront droit à nos plus beaux couchers de soleil. Les gens s’installent sur la plage et sur les falaises pour admirer le magnifique coucher de soleil. Au dernier moment de lueur, c’est tellement beau que les gens se mettent tous à applaudir, comme pour remercier la nature de son superbe spectacle. C’est très émouvant! Et ça remet en perspective le mauvais sort que l’humanité fait souvent subir à notre magnifique planète.

Nous remonterons ensuite vers Ibiza, l’île de la fête. Nous nous attendions à n’y retrouver que des hôtels branchés et des boîtes de nuit. Il y a aussi des très beaux mouillages que nous avons vraiment apprécié. Nous nous sommes beaucoup baignés et avons fait nos premiers snorkeling.

Nous utilisons tres régulièrement notre méga paddleboard 4 places pour aller à terre puisque les plages sont souvent balisées de bouées de natation empêchant l’approche en dinghy puisque l’annexe nécessite l’utilisation du moteur. Ce paddleboard nous servira plus qu’on l’avait anticipé.

Majorque est la plus grosse île des Baléares. La baie de playa Major nous permettra un avitaillement facile. C’est d’ici aussi que nous iront visiter Palma, la capitale des Baléares. Ici, le port du masque est obligatoire en tout temps, même dans la rue. C’est donc par un chaleureux 35’C avec les masques à temps plein aux visages que nous parcourrons près de 20 km à pied. Ouf!!!

Nous aurons la chance de visiter les jardins de Marivents, comportant plusieurs sculptures de Miro. Le lendemain, les jardins fermaient pour quelques mois afin de les réserver uniquement pour la royauté qui y a établi un domaine et qui veut conserver la quiétude lors de son passage.

C’est à Palma que nous goûterons nos premiers gelato. Plaisir qui sera renouvelé à mainte reprises 🍦

Nous apprécierons beaucoup le mouillage de Cala Barques où nous pouvons visiter des grottes. Bien que très achalandé, l’endroit est vraiment magnifique.

Finalement, la dernière île, plus au nord, est Minorque. Nous l’avons à peine effleurée en quelques jours car les vents s’avéraient favorables pour la traversée vers la Sardaigne. Alors, quand le vent se pointe, il faut en profiter!

Pour les amateurs de houblon, une belle découverte sera la bière Rosa Blanca, une hoppy lager brassée à Mallorca.

Sur une note plus personnelle, je vous encourage à avoir l’audace de réaliser vos rêves, qu’ils soient grands ou petits. N’attendez pas d’être plus riches, plus vieux ou trop vieux, foncez!

Pour Annie B et Catherine D.; J’admire votre courage et la détermination avec laquelle vous combattez pour votre santé. Votre rêve est possiblement de tout simplement retrouver une normalité dans un quotidien où votre corps sera bien et en santé.

Pour tout ceux qui comme moi ont le grand privilège d’être en bonne santé, profitez de cette incroyable chance pour accomplir des gestes concrets pour vous réaliser. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, surtout en ce moment.

Prochaine publication : La Sardaigne

Retour sur l’Andalousie, sud de l’Espagne, 24 février au 1er juillet 2020

Ici, les artichauts fondent dans la bouche et les citrons goûtent le bonheur! Aussi, nous associerons pour toujours l’effluve divine des fleurs d’orangers, la gaspacho, le thon et la paella à notre séjour en Espagne. C’est notre côté gourmand et épicurien qui ressort! 😉

Il faut cependant s’habituer aux horaires des commerces d’ici, c’est à dire: fermé de 13:00 à 16:30, fermé les dimanches, fermé certains jours fériés non annoncés. Bref, nous repartirons 3x bredouilles de l’épicerie avant de prendre le rythme.

Nous passerons quelques jours de calme à Mazagõn, avant de nous diriger vers Cadix.

Notre navigation de nuit nous réservera 2 surprises. Tout d’abord, les vents sont beaucoup plus forts que prévu. Ce sera donc une navigation sportive par plus de 25 noeuds au près serré dans une mer bien formée. Comme nous avançons plus vite que prévu et que nous ne voulons pas faire notre approche à la noirceur, nous effectuons un surplus de près de 25mn pour patienter avant le lever du soleil.

Quand le soleil se lève, François remarque que nous sommes suivis par un flotteur de cage de pêcheur. Il faut dire que la côte en est parsemée comme un champ de mines. Comme le mentionnait notre ex-skippeur Anthony, le jour on les évite et la nuit c’est au petit bonheur la chance! En fait, nous le tirons. Nous réussissons à couper les cordages mais comme on ne sait pas s’il y a des bouts coincés autour du safran ou de l’hélice, on n’ose pas partir le moteur. Le temps frisquet invite peu à la plongée en cette heure matinale, c’est donc avec la GoPro immergée avec une perche télescopique sous l’eau, que nous confirmerons que tous les cordages sont disparus et que nous pouvons utiliser le moteur pour l’approche au quai.

Dès notre arrivée à Cadix, un air de fête se fait sentir. C’est par pur hasard que nous mettrons les pieds à Cadix, en pleine période de carnaval. Ce carnaval est très réputé et de nombreux gens le fréquentent, c’est le deuxième carnaval en importance après celui de Venise. On compte des centaines d’autobus dans les stationnements qui desservent les lieux. Pour le carnaval, les gens se regroupent entre amis et famille et se costument. Les rues sont bondées et les gens chantent allègrement des chansons recomposées inspirées de textes humoristiques et sociopolitiques.

Cadix, c’est aussi un magnifique jardin botanique, de belles ruelles animées, une vieille ville remplie d’histoire.

Profitant de notre quai à Cadix, nous délaisserons Vahana quelques jours afin d’aller visiter Séville en train. Nous avons loué un petit appartement en plein coeur de la ville et passerons 3 jours à découvrir les beautés de cette ville. Jusqu’à présent, Séville est notre plus gros coup de coeur. L’architecture est époustouflante et la ville remplie de charme.

Nous poursuivons notre route vers Gibraltar avec un court arrêt à Barbate. Du au confinement, cet escale sera finalement beaucoup plus longue que prévue, car nous y passerons 99 jours 😱

Nous en profiterons pour avancer le programme scolaire au maximum et les enfants gradueront avec brio.

Des problèmes avec notre pompe de frigo nous ferons passer 2 mois sans frigo en plein confinement, car les distributeurs sont tous fermés. Nous recevrons enfin notre pompe neuve quelques jours avant notre départ de Barbate.

Nos voisins de quai, Carmen et Carlos, sont d’une gentillesse incroyable pendant notre séjour et sont remplis de petites attentions à chaque fois qu’ils viennent à leur bateau, ils nous apportent des cadeaux; suçons, plante, fleurs, pain frais, etc. De belles attentions appréciées dans cette période d’incertitude et de questionnement.

Dès que le déconfinement s’assouplit, nos voisins nous invitent pour quelques jours chez eux, à Tarifa. Ils habitent un parc naturel où les animaux circulent librement. Ce sont les maisons qui sont clôturées, pour éviter que les animaux piétinent les jardins! Leur décor est époustouflant, de nombreux arbres liège, des montagnes, des chevaux, vaches, cochons, etc.

Grâce à leur générosité sans borne, nous aurons eu l’occasion de partager leur quotidien pendant quelques jours, de goûter la nourriture locale et ils nous ont même préparé une fête costumée karaoke où petits et grands ont eu beaucoup de plaisir. Une belle fête réussie 😍 Ça fait vraiment du bien, pour un moment, de s’amuser après de nombreux jours confinés avec les enfants à bord de Vahana. Car il faut bien le préciser, 3 mois confinés à temps plein sur un catamaran de 38 pieds avec deux enfants amène son lot de défi au quotidien 🤪

Lors de notre séjour à la campagne, Pirata, un chien du coin, aura pris Lyne un peu trop en affection et nous reviendrons sur Vahana sans savoir que des puces de chiens nous accompagnent.😱

On ne vous dit pas la galère pour se débarrasser de ces petites bestioles à bord! Nous avons du laver TOUT à bord à haute température (plus d’une trentaine de brassées!!!), mettre sous vide les vêtements, les livres, etc. Et pour que les puces ne puissent nous piquer, nous avons décidé de dormir un mois dans le cockpit extérieur. On a finalement remporté la bataille sans produit chimique, avec beaucoup de patience et de coup de balayeuse!!!On devait s’inspecter à tous les matins pour s’assurer de ne pas avoir été piqué à nouveau. On en devenait presque parano dès qu’on sentait que ça nous piquait… On confirme notre victoire, plus aucune puce à bord de Vahana!

Barbate nous permettra aussi de rencontrer Alexandre le Pirate. Il a toujours de bonnes histoires à raconter et il est plein d’ambition à retaper un bateau projet.

Mi-juin, nous avons enfin le feu vert pour naviguer à nouveau. Youppi !!!

C’est avec beaucoup de bonheur que nous quittons Barbate pour enfin arriver en Méditerranée. Le passage dans le détroit de Gibraltar nous aura demandé quelques calculs car il faut tenir compte des courants et marées. Nous appréhendons un peu cette route. 25 miles nautiques séparent l’Europe et l’Afrique à l’entrée du détroit. Et il y a un fort trafic de cargos qui y circulent. Finalement, la navigation sera délicieuse avec des conditions parfaites, le bonheur!!!

Nous fêterons le dixième anniversaire de Charlotte à Murcie.

Nous sommes étonnés du peu de bateaux que nous croiserons sur notre route. Où sont-ils donc tous?

Nous remontons la côte est espagnole tranquillement.

Nous remarquons que les Espagnols sont très curieux et qu’ils n’ont pas de gêne à fouiner près de notre bateau. Il y a même un drône qui est venu jusqu’à nous pour ensuite malencontreusement tomber à l’eau. Une curiosité qui leur aura coûté cher !!! Oups!

Lors d’une navigation côtière, notre système électronique nous lâchera à répétition. Beaucoup de stress car nous perdons, à chaque fois, le contrôle du pilote automatique ainsi que les informations GPS pour quelques minutes. Nous choisissons donc de barrer à la main question d’être manœuvrant pendant les pannes. Il faudra voir à faire réparer ce problème rapidement. Surtout que nous naviguons toujours dans de nouveaux environnements.

Nous expérimenterons aussi une navigation dans une houle de plus de 3 mètres, ouf!!!😱 Quel inconfort! La houle n’était pas un critère sur lequel nous nous basions lorsqu’on vérifiait nos prévisions. Maintenant, on y jette toujours un œil, juste au cas où 😉

Un arrêt à Calpe nous permet de choisir clairement la prochaine destination de notre parcours. Nous hésitions à remonter tout de suite vers Valence et Barcelone. Mais la chaleur à terre est très difficile à supporter avec 36’C au thermomètre, sans tenir compte du facteur humidex. Dans les terres, la température peut facilement monter à plus de 40’C l’été. Ici, les masques obligatoires en tout temps même à l’extérieur. Ce sera donc direction les Baléares !!!

Nous quittons Calpe sous une ville encore endormie au petit matin. Notre départ de la côte sera salué par quelques dauphins, les plus gros rencontrés jusqu’à présent.

Prochainement, Les Baléares 🏝