La Côte d’Azur

1er au 30 septembre 2020

De prime abord, il faut l’avouer, nous avions une image préconçue un peu snob de la Côte d’Azur. Nos préjugés défavorables ont eu tord et nous avons été étonnés par l’accueil chaleureux que nous y avons reçu. Cette destination, sans attente, aura finalement été l’un de nos plus gros coups de cœur de tout notre voyage.

Après une traversée de près de 20 heures, nous atterrirons à Menton, la ville de la France la plus à l’ouest de la côte Méditerranéenne à la frontière de l’Italie. Ici, le français et l’italien se côtoient régulièrement dans les conversations.

Déjà, à notre arrivée à Menton, la ville nous offre toute sa splendeur. Les magnifiques bâtisses aux teintes ocres se laissent enrober par les rayons du soleil qui frappent sur les murets anciens. Un charme inexplicable se dégage de ce lieu avant même d’y avoir mis les pieds.

Fête du Citron — WikipédiaConsulter
Créateur : Photographer: PATRICK VAROTTO
Droits d’auteur : Copyright: http://www.photovarotto.com

Menton est une ville qui bénéficie d’un exceptionnel 315 jours d’ensoleillement par année. Ce microclimat permet une excellente culture du citron. Ils sont les plus grands producteurs de citrons d’Europe. Le citron de Menton porte une Indication de Géographie Protégée. Chaque année, en février, le festival du citron présente un carnaval avec des chars ornés de citrons et d’oranges.

Et que dire de leur limoncello ❤️❤️❤️et du petit marché.

À Menton, tout est bien pensé pour l’accès à la plage. Bel aménagement avec plusieurs bancs sous pergolas avec jets brumisateurs, casiers gratuits pour y déposer et sécuriser ses effets personnels, douches, etc. On facilite la vie des vacanciers et c’est très apprécié!

La ville met aussi à disposition plusieurs points d’eau de source pour se désaltérer. Wow!

Nous passerons des heures à déambuler dans la vieille ville. Les petites ruelles piétonnières se tortillent entre elles et plusieurs impasses, maintenant clairement indiquées, servaient autrefois à tromper l’ennemi et à le capturer lors d’attaques.

Nous recevrons une invitation de Martine, une gentille navigatrice mentonnaise dont la fille habite maintenant au Québec. Elle nagera jusqu’à notre bateau pour discuter avec nous, ensuite nous inviter et elle est revenue par vents forts pour s’assurer que tout était correct à bord. Malheureusement, la météo nous obligera à nous déplacer rapidement et nous ne pourrons échanger que brièvement avec cette personne très conviviale et hospitalière. Elle voulait nous faire goûter ses beignets de courgettes, dommage qu’on ai raté ça!

Le train étant très accessible, nous en profiterons pour aller (près de Nice) au Applestore 3x afin de régler différents problèmes sur différents appareils.

C’est aussi à partir de Menton que nous irons en train à Monaco et à Nice.

Devant le célèbre casino de Monaco

Lors de notre passage, Monaco était très peu animé à cause du Covid. La majorité des restaurants et des boutiques étaient fermés. Le manque de tourisme minait réellement l’ambiance.

Nice semble moins souffrir des difficultés liées à la pandémie. Il y a beaucoup de gens qui y circulent et l’ambiance est bonne.

C’est ici que nous découvrirons les gelatos Fenocchio. Plus de 100 saveurs de crème glacée y sont proposées. Toutes plus alléchantes les unes que les autres. Coups de cœur pour Meringue/citron ❤️ Elles sont tellement délicieuses que nous referons un détour en train ( + de 20€) uniquement dans le but de revenir en manger. Un moment de pur bonheur!

Petite particularité de la plage de Nice ( ainsi que d’autres plages sur la Côte d’Azur), la plage n’est pas en sable mais plutôt en galets. Plusieurs roches plates servent à accueillir les visiteurs qui s’y étendent comme si c’était confortable 😉!

À Menton, nous aurons droit à un autre fameux bateau mal ancré chassant vers le rivage cette fois. Le propriétaire n’étant pas à son bord, les sauveteurs en mer doivent intervenir. Le propriétaire est arrivé à bord pendant l’opération de sauvetage et la quille du voilier était malheureusement bien coincée dans le sable. Après plusieurs manœuvres, les sauveteurs ont finalement réussi à décoincer la quille.

Chapeau et respect à ses braves hommes et femmes qui, bénévolement, contribuent à la sécurité des gens de la mer. Très impressionnant!

Le A yatch dormira à nos côtés à deux reprises. En 2017, il était le plus grand voilier du monde, 143m!!!

Nous nous dirigerons ensuite vers Antibes. Décidément, les coups de cœur de manquent pas ici! La vieille ville est très charmante et nous y mangeons de délicieuses focaccia. Nous marchons beaucoup pour découvrir la ville et nous sommes toujours surpris de constater à quel point les enfants peuvent bien suivre le rythme sans rechigner. Il n’est pas rare de parcourir plus de 20km quotidiennement. Ça fait beaucoup de petits pas en une journée!

Notre prochain mouillage sera aux Îles de Lerins. Un magnifique mouillage entre deux îles. Nous visiterons Saint Honorât. Sur cette petite île, se trouve un monastère. Des visites guidées permettent d’obtenir beaucoup d’informations sur le mode de vie des moines dans cet abbaye où l’on cultive le vin et les olives. Un moment de sérénité dans ce lieu paisible empreint de spiritualité et de simplicité.

Restaurant inusité, une pizzeria fabrique à bord d’un catamaran des pizzas qui sont livrées en dinghy aux bateaux en mouillage. Nous aurions bien aimé en profiter, mais un catamaran de sortie de jour (c’est à dire bondé de touristes avec de la musique à tue tête! 😬) nous fait fuir vers un lieu plus paisible.

Ensuite, petit mouillage dans les calanques d’ Anthéor où nous mettrons l’ancre à proximité d’un très joli pont magnifiquement éclairé la nuit.

Nous passerons devant St-Tropez sans nous y arrêter, faute de temps. L’automne commence à bien s’établir et nous visons Canet en Roussillon pour finaliser certaines réparations sur Vahana.

Un arrêt au Marché de Lavandou s’avérera mémorable. La panoplie de kiosques propose plusieurs produits régionaux. Les marchands sont très sympathiques et conviviaux. Nous aurons plaisir à discuter avec plusieurs d’entre eux.

Nous aurons la chance de goûter les fameux beignets de courgettes, une spécialité régionale. Le vendeur, étant à la fin de sa journée, d’une grande générosité, nous en remets 10 plutôt que 6. À la pâtisserie, nous commandons 2 baguettes de pain, encore très généreusement, on offre aux enfants des tartes tropéziennes. Un espèce de gros beigne fourré à la crème pâtissière. Un vrai régal! Et c’est sans compter les suçons au miel de lavande qu’une autre commerçante aura offerts aux enfants. On se délectera aussi des olives marinées, des artichauts marinés, des tomates séchées, de l’ail rose ainsi que plusieurs autres produits. Une visite très agréable et un échange avec des commerçants très sympathiques.

Notre prochaine destination de la Côte d’Azur sera l’île de Porquerolle. Encore un coup de cœur pour nous. Nous aurons le plaisir d’y visiter un vieux moulin à vent restauré. Le mécanisme à l’intérieur est surprenant et ingénieux. Des guides nous en expliquent le fonctionnement.

Nous visiterons aussi le fort de l’île où se trouve plusieurs informations sur l’histoire de l’île, sa faune, sa flore, etc. Nous prendrons en photo plusieurs affiches qui serviront ensuite à alimenter le programme scolaire de Charlotte et Jacob. De la pédagogie à partir du concret.

Finalement, notre dernière destination de la Côte d’Azur sera l’île de Bendor et Bandol. Magnifique île appartenant à Paul Ricard. ( le fameux pastis!😉) Il y a intégré de nombreuses œuvres d’art et en a dessiné l’aménagement. On s’y sent dans un univers artistique à part. Beaucoup de quiétude se dégage de ce lieu riche en culture.

La Côte d’Azur aura été pour nous une révélation. Une région riche en découvertes! Ces habitants, loin d’être pincés, auront été d’une grande gentillesse et très chaleureux. Un coup de cœur dans notre voyage!

La Corse

Du 12 au 31 août 2020

Une petite distance de 24 MN nous permettra de rejoindre la Corse à partir de la Sardaigne. Notre première destination sera les îles Lavezzi. Il s’agit d’un archipel accessible uniquement par voie maritime. Les récifs de granite entourant l’île auront été à l’origine du naufrage de la Sémillante en 1855, un navire de la marine française avec plus de 700 hommes à son bord. Sur le site, un autel et deux cimetières rappelle cette tragédie.

Les îles Lavezzi, c’est aussi une réserve naturelle avec une très belle vie aquatique. Il y a des tonnes de poissons, c’est presque un aquarium à ciel ouvert. Un bonheur pour toute la famille. Nous passerons des heures sous l’eau à observer ces magnifiques poissons.

Vers 2:00 du matin, des bruits nous réveillent. Le vent a subitement viré. Tous les gens sont sur les ponts, lampe de poche à la main. Nous étions certains de notre mouillage et de notre rayon d’évitement. Cependant, il y a beaucoup de bateaux mal ancrés qui se ramassent très (trop) près des nombreux rochers, certains bateaux chassent (dérapage de l’ancre), certaines chaînes s’entremêlent. Il y a même des voiliers qui en entraînent d’autres en tirant leur chaîne. Nous assistons à la scène, moitié amusés car c’était prévisible vu tous les bateaux s’ancrant sans méthode. Bref, au bout d’une trentaine de minutes, nous retournons nous coucher. Certains, peu confiants de leurs voisins veilleront toute la nuit.

Nous irons ensuite à Isola Piana, appartenant toujours à la réserve naturelle de Lavezzi. Une petite île est accessible par la côte et la profondeur de l’eau nous permet de parcourir la distance dans l’eau, à pieds.

Notre destination suivante, Roccapina, là où se trouve un lion sculpté naturellement dans le roc sur le haut d’une falaise, nous aura permis de mouiller très près de la plage dans sa belle baie. Nous mouillons dans une eau limpide qui n’a rien à envier aux Caraïbes à cette période de l’année.

Les enfants auront la chance de rencontrer d’autres enfants pour s’amuser un peu à la plage. La plage étant a proximité, les enfants s’y rendent aisément à la nage.

Nous ferons aussi une très belle randonnée jusqu’au sommet de la montagne pour atteindre une tour de l’époque génoise.

Notre prochain arrêt, pour quelques jours, sera à Propriano. Nous avions beaucoup aimé l’expérience de la location des scooters en Sardaigne et décidons de réitérer l’expérience pour deux jours en Corse. Les belles routes très sinueuses nous permettrons de rejoindre la ville historique de Bonifacio où nous n’étions pas arrêtés avec Vahana et aussi Sartène, un petit village typique.

Au deuxième jour, nous allons visiter Filitosa, un site archéologique très intéressant. Nous y passerons quelques heures où les enfants feront une chasse aux trésors tout en apprenant l’histoire du lieu. Nous irons dans un vignoble, mais les visites n’ont lieu que le samedi sur rdv. Finalement, nous ferons un petit détour puisque les filles veulent se rendre sur les lieux dun vieux pont génois.

Ces deux journées auront été très appréciées par toutes la famille. Les paysages étaient vraiment sublimes et c’était un plaisir de déambuler en scooter sur l’Île de la Beauté qui porte très bien son nom.

Nous sommes très heureux de pouvoir à nouveau communiquer en français, ça simplifie les choses. Et c’est avec joie que nous renouons avec le délicieux pain français qui nous avait manqué. Les Corses sont très sympathiques et apprécient beaucoup notre « accent » 😉.

Nous nous arrêtons quelques jours à Adjaccio, la capitale de la Corse.

Coup de coeur pour Cargèse, un charmant petit village d’origine grec. Il y règne une atmosphère bon enfant et on s’y sent tout de suite bien. Les restaurants sont invitants, de même que de petits commerces sur la route principale.

Girolata s’avèrera aussi un endroit hors du commun. Nous y parcourrons le sentier du facteur puisque le village n’est accessible que par l’eau ou par un sentier pédestre de 7km. Une belle balade de santé que le facteur de l’endroit a parcouru pendant de nombreuses années 6 jours par semaine! Et quelle ne fut pas notre surprise en retournant sur la plage de rencontrer des vaches qui se prélassaient dans le sable en regardant Vahana.

Nous terminerons notre voyage en Corse par la ville de Calvi. Une autre belle ville remplie d’histoire.

C’est toujours surprenant de voir ces méga yatchs qui mouillent dans les mêmes baies que nous mais avec des moyens très différents!

Finalement, de forts vents auront fait déraper un voilier qui s’était mal ancré juste devant nous. Le voilier se positionne perpendiculaire à nous et percutera notre étrave à plusieurs reprises . Nous tentons de réduire l’impact avec des pare-battages. Cependant, les coups résonnent à bord et nous sommes en miettes à chaque bang. Après une dizaine de minutes, qui nous aura semblé une éternité , le voilier réussi à se sortir de sa fâcheuse position. Le navigateur nous indique qu’il se déplacera juste pour jeter l’encre et reviendra nous voir ensuite. Bien entendu, il n’en fut rien et le fautif prendra la fuite après avoir bien endommagé notre étrave bâbord. Nous savons que ce n’est que du matériel, mais en même temps, Vahana est notre maison, notre sécurité. C’est encore tout ébranlés de cet accident que nous lèverons les voiles vers la côte de la France pour une navigation de 90MN dans une mer musclée et des vents soutenus.

La Sardaigne

26 juillet au 11 août 2020

La traversée qui relie les Baléares à la Sardaigne devrait prendre environ 48 heures.

Pour l’occasion, nous rabaissons la table intérieure afin d’aménager un coin détente. Les enfants ressentent souvent le besoin de s’allonger durant de longues navigations et le carré extérieur devient vite encombré de deux petits moussaillons très étendus. On tente donc l’expérience de cette nouvelle disposition, sachant que la cuisinière devra sacrifier son espace de travail puisque c’est généralement sur la table intérieure que s’effectue la préparation des repas.

La première journée de navigation se déroule très bien. Un beau vent au grand largue (entre le travers et l’arrière) nous fait avancer sous grand-voile et gennaker à une très bonne vitesse.

Jour 2 de la traversée, au petit matin, les enfants dorment encore alors qu’on est dehors et qu’on entend un “bling bling” inhabituel. On tente de trouver la source de ce bruit étrange. Une inspection visuelle nous amènera à trouver sur le pont un anneau métallique (“washer”). En relevant la tête, on remarque que le boulon qui retient la bôme (partie structurelle horizontale sur laquelle repose la grand-voile) n’est plus en place. La jonction ne tient que par une tige libre et peu convaincante qui à chaque mouvement du bateau s’éloigne de plus en plus de sa position et risque de tomber.

Il faut agir vite! On affale la grand-voile. On installe des pare-battages sous la bôme pour soulager la tension et pour amoindrir un éventuel choc qu’on veut à tout prix éviter. Il faut ensuite trouver un boulon 10mm pour le réinstaller. Malgré tous les outils et toute la quincaillerie que nous avons avec nous à bord, on n’a pas ce boulon en surplus! Évidemment! On est à 24 heures de la terre, avec une bôme qui menace de céder à chaque vague et il nous faut ce boulon!!! On a beau fouiller dans tout nos coffres à outils, niet! On cherche un boulon à démonter à quelque part sur le bateau. La perspicacité de François sera récompensée lorsqu’il remarque que les bras du bossoir à annexe sont munis de ce même fameux boulon. Nous sanglons donc l’annexe pour la sécuriser avant de retirer le précieux que nous installerons avec soulagement sur le vit-de-mulet. Ouf!!! On l’a échappé belle!!!On décide de poursuivre notre deuxième moitié de parcours sans remonter la grand-voile. C’est sans anicroche que nous atteindrons la Sardaigne, après 46 heures de navigation et quelques sueurs froides.

Nous passerons nos premières journées au port d’Alghero. La ville offre gracieusement une place au port pour les bateaux en transit pour un maximum de 5 jours ( pour les marins, voir les infos que j’ai inscrites sur Navily). Nous profiterons de cette option afin de faire un bon avitaillement et de découvrir la ville et ses environs. Quelle belle opportunité quand on sait qu’au quai juste à côté, il en coûterait près de 150$ par nuit pour y amarrer Vahana! Nous nous gâterons donc souvent avec de bons restaurants, gelato et autres plaisirs. Il faut bien compenser! 😉

Dès notre accostage au quai, nous nous faisons accueillir par Christopher. Tout sourire, il nous souhaite la bienvenue dans sa ville. Christopher, qui parle italien , anglais et un peu français, rêve d’aller visiter le Canada. Dès qu’il a vu notre drapeau, il est venu vers nous. Nous le recroiserons soirs et matins, et pour l’occasion, dès le premier après-midi de notre rencontre, il arborera sa casquette et son chandail à l’effigie du Canada. De même qu’un drapeau blanc et rouge qu’il traîne fièrement dans son sac. Si vous passez par le quai d’Alghero, aller le saluer de notre part, il en sera très heureux.

Alghero est une très jolie ville remplie d’ambiance et chaleureuse. La vieille ville comporte plusieurs rues piétonnières. Il est impressionnent d’observer les plafonds voûtés des vieux bâtiments. C’est très joli et très authentique à la fois.

Au premier matin, un charmant monsieur cogne au bateau. Il vend des fromages, huile d’olive, pains sarde à bord d’une petite camionnette. Curieuse, je vais voir ce qu’il a à proposer. Losqu’il ouvre sa porte coulissante, wow!!! Le camion est remplie de meules de fromages et autres produits du terroir. Il me fait goûter ses produits en me les décrivant avec passion. Je repars donc au bateau avec un morceau raisonnable de pecorino dolce, me disant que je serais la seule à en manger. Erreur! Finalement, toute la famille l’a bien aimé, j’ai donc du le partager!

Alghero compte un beau marché et un accès facile à des produits locaux. Une des premières choses que l’on remarque, ici en Italie, c’est que les produits sont moins « parfaits ». Les standards d’esthétisme et de conformité alimentaire sont bien différents. Les légumes ont tous des formes et des grosseurs différentes. Comme dans la vraie vie quoi! Ici, on ne boude pas une carotte croche ou un fruit tacheté. Mais plus que tout, ce qui surprend, c’est la saveur des aliments. Ça explose dans la bouche! On n’aura jamais mangé meilleures tomates, basilic et melons. Et que dire des pizzas et des focaccia! Le bonheur!

Les Sardes sont très fiers de leurs productions et avec raison 💕

Après avoir passé plusieurs mois en Espagne, je me rend compte que la langue italienne est très différente de la langue espagnole. Il y a quelques mois, j’aurais pu les confondre. Les italiens chantent en parlant. Ils ont une rythmique dans leur prononciation qui est moins suave et plus mélodique. Nous n’aurons cependant aucune difficulté à bien nous faire servir en anglais et même parfois en français.

Le transport en commun n’est pas très développé sur l’île. C’est en jasant avec des voisins de quai que nous avons l’idée de louer des scooters pour aller découvrir l’intérieur des terres. Arrivés au centre de location, on réalise vite qu’il n’y a pas de casque de moto disponible pour les enfants. Déception! Qu’à cela ne tienne, on a repéré un Suzuki et on achète des casques pour eux en se disant qu’à chaque future location, ça simplifiera la chose.

Quelle sentiment de liberté que cette sensation de vent chaud caressant notre visage et tous ces parfums de fleurs que nous respirerons en déambulant en scooter dans les petites routes intérieures.

Notre objectif était de visiter Sassari, la deuxième ville la plus importante de la Sardaigne. La ville en soi avait peu d’intérêt. Cependant, la ballade était sublime et nous avons aussi mis les pieds à Porto Torres. Finalement, coup de cœur pour le petit village pittoresque d’Argentiera. C’est un ancien village minier où l’on peut y observer une ancienne laverie en bois.

Après près d’une semaine à Alghero, ville que nous avons adorée, nous remontons vers le nord de la Sardaigne.

Nous passerons l’anniversaire des 8 ans de Jacob dans notre premier coup de vent. Comme s’était prévu, nous nous étions bien préparés. Nous avions enlevé les toiles, sécurisé le bateau. Nous avions plongé pour bien vérifier l’ancre la veille. Nous aurons rencontré des vents de 35-40 noeuds (65-75 km/h) avec des rafales à 45 noeuds.(+ de 80km/h). On attend que ça passe!

Nous nous déplacerons ensuite vers Marmorata. Les enfants auront beaucoup de plaisir à déambuler sur « l’île lisse », comme ils l’ont baptisée. 😉

Coup de cœur pour cette petite balade dans un décor magnifique sur cette petite île en rochers de granite. Jacob nous a dit qu’il aurait bien aimé que son anniversaire soit cette journée tellement il a aimé l’endroit 😍

Nous nous dirigerons ensuite vers la Costa Esmeralda. Il faut savoir que ce secteur est réputé pour ses hôtels de luxe, ses grands restaurants et aussi ses bateaux somptueux. Ici, on comprend vite la notion d’inégalité économique. Les riches sont très très riches! C’est de l’exubérance et du tape à l’œil à outrance.

Un matin, nous nous réveillons à quelques mètres du Dilbar . Il est venu s’ancrer tout près de nous durant la nuit. Ce mega yacht privé de 156m appartient à un richissime russe. Construit au coût de 600 millions de dollars US, il peut accueillir 40 invités et 80 membres d’équipage. Ici, c’est la démesure!Dilbar vu de mon hublot !

Nous croiserons aussi des yatch avec hélicoptère à bord. Comme celui-ci que vous pouvez louer pour la modique somme de 3 500 000€ par semaine. Rien de trop beau pour la classe ouvrière 🤷🏻‍♀️ Ce type de bateau se compte en très grand nombre dans le secteur.

Nous passerons quelques jours dans le beau mouillage de Cala Liscia. Cependant, puisque c’est en août que les Européens prennent tous leurs vacances, nous trouvons qu’il y a pas mal de monde dans les petites baies. C’est surpeuplé! C’est ici que se trouve le Nikki Beach Bar proposant des bouteilles de 6 litres de Dom Pérignon à 40 000€ (60 000$) la bouteille 😳. Le va et vient constant des nombreux bateaux nous donne le tournis et nous craignons même de faire baigner les enfants autour du bateau tellement ça bouge! On s’ennuie un peu des petits mouillages tranquilles.

Il y a aussi beaucoup de bateaux de location et plusieurs semblent peu familiers avec les manœuvres de mouillage. Dont un catamaran 46, ancré tout près de nous, dont l’ancre dérapait à répétition jusqu’à 3:00 du matin 😬

Nous irons ensuite à Olbia. La rue principale est jolie et la grande roue éclairée avec de beaux jeux de lumières.

Il y a aussi un marché en plein air avec de beaux produits frais. On y dénichera du pecorino à prix imbattable. Au départ, j’en demande une petite tranche, mais le vendeur me dit qu’il va me calculer le prix pour un gros morceaux équivalent à 1/5 de meule. Sachant le prix au Québec, je veux y aller avec modération. Le vendeur me propose même de m’en mettre une section sous vide. Tenez-vous bien : 6,50€ le kilo! Wow!!! Au Québec, il faudrait compter au moins 45$/kg pour ce fromage. Maintenant que je sais que toute la famille apprécie ce délice, j’en fais bonne provision, pour 8,50€!!!😊

Nous aurions aimer descendre plus au sud où il y a de belles grottes à visiter, cependant les vents nous auraient imposés un retour d’une dizaine d’heures au moteur. Ouach!

Nous aurions aussi souhaité visiter la réserve naturelle des îles de Maddalena, cependant, du aux vacances, il y a beaucoup trop de monde. C’est pire que Disneyland! Tant pis! La terre est grande et il faut faire des choix. On tente donc d’éviter un secteur si surchargé.

Nous aurons donc visité principalement le nord de la Sardaigne. Nous préférons nous concentrer sur un plus petit territoire et bien l’explorer sans trop courir. Nous avons été charmés par les endroits visités et le bon accueil des gens d’ici.

Il nous faudra revenir visiter le sud et l’intérieur des terres dans un futur voyage. 😉

❤️ Laissez nous un message, ça nous fait toujours plaisir de vous lire 😊

Prochaine destination: la Corse

Les Baléares

Du 4 au 24 juillet 2020

Les Baléares, ça sonne comme des vacances! Une belle navigation de douze heures nous mènera de Calpe à l’île de Formentera, soit la plus petite, la plus sauvage et la plus au sud. On se demandait où était tous les bateaux lorsqu’on naviguait sur la côte espagnole. Eh bien, on ne cherche plus. Ils sont tous ici!!!

Nous observons deux nouvelles règles:

🔘 La loi de la grosseur du bateau: Généralement, plus il est petit, plus il est bondé. On observe souvent 10 à 15 personnes dans de petits semi-rigides, alors que les énormes yatchs sont peu occupés.

🔘 La loi du DJ: 🤣 Dans chaque baie, il y a toujours un gars ( habituellement avec bateau moteur…) qui se sent investi d’une mission de DJ et qui prend son rôle très au sérieux !!! 🙄

Formentera est une île magnifique avec une eau turquoise à faire rêver. Tout aussi spectaculaire que la couleur de son eau, nous assisterons chaque soir à un magnifique coucher de soleil.

Avec le contexte actuel de la pandémie, l’humanité entière est complètement chamboulée dans ses habitudes et ses certitudes. Parallèlement, la nature continue de vivre à son propre rythme. Ici, comme ailleurs, les magnifiques poissons nagent, insouciants, dans les fonds limpides tandis que le soleil nous gracie de ses plus belles couleurs à son coucher. Ici, nous auront droit à nos plus beaux couchers de soleil. Les gens s’installent sur la plage et sur les falaises pour admirer le magnifique coucher de soleil. Au dernier moment de lueur, c’est tellement beau que les gens se mettent tous à applaudir, comme pour remercier la nature de son superbe spectacle. C’est très émouvant! Et ça remet en perspective le mauvais sort que l’humanité fait souvent subir à notre magnifique planète.

Nous remonterons ensuite vers Ibiza, l’île de la fête. Nous nous attendions à n’y retrouver que des hôtels branchés et des boîtes de nuit. Il y a aussi des très beaux mouillages que nous avons vraiment apprécié. Nous nous sommes beaucoup baignés et avons fait nos premiers snorkeling.

Nous utilisons tres régulièrement notre méga paddleboard 4 places pour aller à terre puisque les plages sont souvent balisées de bouées de natation empêchant l’approche en dinghy puisque l’annexe nécessite l’utilisation du moteur. Ce paddleboard nous servira plus qu’on l’avait anticipé.

Majorque est la plus grosse île des Baléares. La baie de playa Major nous permettra un avitaillement facile. C’est d’ici aussi que nous iront visiter Palma, la capitale des Baléares. Ici, le port du masque est obligatoire en tout temps, même dans la rue. C’est donc par un chaleureux 35’C avec les masques à temps plein aux visages que nous parcourrons près de 20 km à pied. Ouf!!!

Nous aurons la chance de visiter les jardins de Marivents, comportant plusieurs sculptures de Miro. Le lendemain, les jardins fermaient pour quelques mois afin de les réserver uniquement pour la royauté qui y a établi un domaine et qui veut conserver la quiétude lors de son passage.

C’est à Palma que nous goûterons nos premiers gelato. Plaisir qui sera renouvelé à mainte reprises 🍦

Nous apprécierons beaucoup le mouillage de Cala Barques où nous pouvons visiter des grottes. Bien que très achalandé, l’endroit est vraiment magnifique.

Finalement, la dernière île, plus au nord, est Minorque. Nous l’avons à peine effleurée en quelques jours car les vents s’avéraient favorables pour la traversée vers la Sardaigne. Alors, quand le vent se pointe, il faut en profiter!

Pour les amateurs de houblon, une belle découverte sera la bière Rosa Blanca, une hoppy lager brassée à Mallorca.

Sur une note plus personnelle, je vous encourage à avoir l’audace de réaliser vos rêves, qu’ils soient grands ou petits. N’attendez pas d’être plus riches, plus vieux ou trop vieux, foncez!

Pour Annie B et Catherine D.; J’admire votre courage et la détermination avec laquelle vous combattez pour votre santé. Votre rêve est possiblement de tout simplement retrouver une normalité dans un quotidien où votre corps sera bien et en santé.

Pour tout ceux qui comme moi ont le grand privilège d’être en bonne santé, profitez de cette incroyable chance pour accomplir des gestes concrets pour vous réaliser. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, surtout en ce moment.

Prochaine publication : La Sardaigne

Retour sur l’Andalousie, sud de l’Espagne, 24 février au 1er juillet 2020

Ici, les artichauts fondent dans la bouche et les citrons goûtent le bonheur! Aussi, nous associerons pour toujours l’effluve divine des fleurs d’orangers, la gaspacho, le thon et la paella à notre séjour en Espagne. C’est notre côté gourmand et épicurien qui ressort! 😉

Il faut cependant s’habituer aux horaires des commerces d’ici, c’est à dire: fermé de 13:00 à 16:30, fermé les dimanches, fermé certains jours fériés non annoncés. Bref, nous repartirons 3x bredouilles de l’épicerie avant de prendre le rythme.

Nous passerons quelques jours de calme à Mazagõn, avant de nous diriger vers Cadix.

Notre navigation de nuit nous réservera 2 surprises. Tout d’abord, les vents sont beaucoup plus forts que prévu. Ce sera donc une navigation sportive par plus de 25 noeuds au près serré dans une mer bien formée. Comme nous avançons plus vite que prévu et que nous ne voulons pas faire notre approche à la noirceur, nous effectuons un surplus de près de 25mn pour patienter avant le lever du soleil.

Quand le soleil se lève, François remarque que nous sommes suivis par un flotteur de cage de pêcheur. Il faut dire que la côte en est parsemée comme un champ de mines. Comme le mentionnait notre ex-skippeur Anthony, le jour on les évite et la nuit c’est au petit bonheur la chance! En fait, nous le tirons. Nous réussissons à couper les cordages mais comme on ne sait pas s’il y a des bouts coincés autour du safran ou de l’hélice, on n’ose pas partir le moteur. Le temps frisquet invite peu à la plongée en cette heure matinale, c’est donc avec la GoPro immergée avec une perche télescopique sous l’eau, que nous confirmerons que tous les cordages sont disparus et que nous pouvons utiliser le moteur pour l’approche au quai.

Dès notre arrivée à Cadix, un air de fête se fait sentir. C’est par pur hasard que nous mettrons les pieds à Cadix, en pleine période de carnaval. Ce carnaval est très réputé et de nombreux gens le fréquentent, c’est le deuxième carnaval en importance après celui de Venise. On compte des centaines d’autobus dans les stationnements qui desservent les lieux. Pour le carnaval, les gens se regroupent entre amis et famille et se costument. Les rues sont bondées et les gens chantent allègrement des chansons recomposées inspirées de textes humoristiques et sociopolitiques.

Cadix, c’est aussi un magnifique jardin botanique, de belles ruelles animées, une vieille ville remplie d’histoire.

Profitant de notre quai à Cadix, nous délaisserons Vahana quelques jours afin d’aller visiter Séville en train. Nous avons loué un petit appartement en plein coeur de la ville et passerons 3 jours à découvrir les beautés de cette ville. Jusqu’à présent, Séville est notre plus gros coup de coeur. L’architecture est époustouflante et la ville remplie de charme.

Nous poursuivons notre route vers Gibraltar avec un court arrêt à Barbate. Du au confinement, cet escale sera finalement beaucoup plus longue que prévue, car nous y passerons 99 jours 😱

Nous en profiterons pour avancer le programme scolaire au maximum et les enfants gradueront avec brio.

Des problèmes avec notre pompe de frigo nous ferons passer 2 mois sans frigo en plein confinement, car les distributeurs sont tous fermés. Nous recevrons enfin notre pompe neuve quelques jours avant notre départ de Barbate.

Nos voisins de quai, Carmen et Carlos, sont d’une gentillesse incroyable pendant notre séjour et sont remplis de petites attentions à chaque fois qu’ils viennent à leur bateau, ils nous apportent des cadeaux; suçons, plante, fleurs, pain frais, etc. De belles attentions appréciées dans cette période d’incertitude et de questionnement.

Dès que le déconfinement s’assouplit, nos voisins nous invitent pour quelques jours chez eux, à Tarifa. Ils habitent un parc naturel où les animaux circulent librement. Ce sont les maisons qui sont clôturées, pour éviter que les animaux piétinent les jardins! Leur décor est époustouflant, de nombreux arbres liège, des montagnes, des chevaux, vaches, cochons, etc.

Grâce à leur générosité sans borne, nous aurons eu l’occasion de partager leur quotidien pendant quelques jours, de goûter la nourriture locale et ils nous ont même préparé une fête costumée karaoke où petits et grands ont eu beaucoup de plaisir. Une belle fête réussie 😍 Ça fait vraiment du bien, pour un moment, de s’amuser après de nombreux jours confinés avec les enfants à bord de Vahana. Car il faut bien le préciser, 3 mois confinés à temps plein sur un catamaran de 38 pieds avec deux enfants amène son lot de défi au quotidien 🤪

Lors de notre séjour à la campagne, Pirata, un chien du coin, aura pris Lyne un peu trop en affection et nous reviendrons sur Vahana sans savoir que des puces de chiens nous accompagnent.😱

On ne vous dit pas la galère pour se débarrasser de ces petites bestioles à bord! Nous avons du laver TOUT à bord à haute température (plus d’une trentaine de brassées!!!), mettre sous vide les vêtements, les livres, etc. Et pour que les puces ne puissent nous piquer, nous avons décidé de dormir un mois dans le cockpit extérieur. On a finalement remporté la bataille sans produit chimique, avec beaucoup de patience et de coup de balayeuse!!!On devait s’inspecter à tous les matins pour s’assurer de ne pas avoir été piqué à nouveau. On en devenait presque parano dès qu’on sentait que ça nous piquait… On confirme notre victoire, plus aucune puce à bord de Vahana!

Barbate nous permettra aussi de rencontrer Alexandre le Pirate. Il a toujours de bonnes histoires à raconter et il est plein d’ambition à retaper un bateau projet.

Mi-juin, nous avons enfin le feu vert pour naviguer à nouveau. Youppi !!!

C’est avec beaucoup de bonheur que nous quittons Barbate pour enfin arriver en Méditerranée. Le passage dans le détroit de Gibraltar nous aura demandé quelques calculs car il faut tenir compte des courants et marées. Nous appréhendons un peu cette route. 25 miles nautiques séparent l’Europe et l’Afrique à l’entrée du détroit. Et il y a un fort trafic de cargos qui y circulent. Finalement, la navigation sera délicieuse avec des conditions parfaites, le bonheur!!!

Nous fêterons le dixième anniversaire de Charlotte à Murcie.

Nous sommes étonnés du peu de bateaux que nous croiserons sur notre route. Où sont-ils donc tous?

Nous remontons la côte est espagnole tranquillement.

Nous remarquons que les Espagnols sont très curieux et qu’ils n’ont pas de gêne à fouiner près de notre bateau. Il y a même un drône qui est venu jusqu’à nous pour ensuite malencontreusement tomber à l’eau. Une curiosité qui leur aura coûté cher !!! Oups!

Lors d’une navigation côtière, notre système électronique nous lâchera à répétition. Beaucoup de stress car nous perdons, à chaque fois, le contrôle du pilote automatique ainsi que les informations GPS pour quelques minutes. Nous choisissons donc de barrer à la main question d’être manœuvrant pendant les pannes. Il faudra voir à faire réparer ce problème rapidement. Surtout que nous naviguons toujours dans de nouveaux environnements.

Nous expérimenterons aussi une navigation dans une houle de plus de 3 mètres, ouf!!!😱 Quel inconfort! La houle n’était pas un critère sur lequel nous nous basions lorsqu’on vérifiait nos prévisions. Maintenant, on y jette toujours un œil, juste au cas où 😉

Un arrêt à Calpe nous permet de choisir clairement la prochaine destination de notre parcours. Nous hésitions à remonter tout de suite vers Valence et Barcelone. Mais la chaleur à terre est très difficile à supporter avec 36’C au thermomètre, sans tenir compte du facteur humidex. Dans les terres, la température peut facilement monter à plus de 40’C l’été. Ici, les masques obligatoires en tout temps même à l’extérieur. Ce sera donc direction les Baléares !!!

Nous quittons Calpe sous une ville encore endormie au petit matin. Notre départ de la côte sera salué par quelques dauphins, les plus gros rencontrés jusqu’à présent.

Prochainement, Les Baléares 🏝

Flashback sur l’Algavre (Sud du Portugal, 6 janvier au 23 février 2020)

31/07/2020 Nous nous sommes faits discrets ces derniers temps…La pandémie a apporté son lot de réflexions et d’incertitudes, mais notre voyage suit son cours, avec des modifications d’itinéraires et des ajustements. Nous sommes actuellement (31 juillet 2020) en Sardaigne, mais nous ferons quelques retours en arrière pour partager ce bout de chemin avec vous 😊

Cascais- Portimão

En janvier, les heures d’ensoleillement sont réduites et limitent donc nos possibilités de parcourir de grandes distances à la lumière du jour. Aussi, les nuits plutôt fraîches ( environ 10’C) nous incitent à rester à quai afin de pouvoir brancher nos chauffages la nuit, question de gagner quelques degrés et de couper l’humidité à bord.

Pour nous rendre de Cascais à Portimão, nous devrons franchir 133 miles nautiques. Nous aurions pu choisir de séparer la route en deux, mais cela aurait impliqué un départ ou une arrivée à la noirceur. Nous choisissons donc de parcourir la distance en un 26 heures continu pour privilégier un départ et une arrivée à la clarté. Surtout que nous sommes en terrain inconnu et que ce sera notre première navigation avec une nuit en mer sans notre skipper.

La navigation se sera merveilleusement bien déroulée, avec de belles conditions.

Portimão – Lagos – Carvoeiro

On ne va pas à Portimão pour sa ville, mais pour sa plage! Sa grande plage est magnifique, d’un sable fin et parmi les plus belles du monde selon nous et aussi selon certains guides de voyage. Nous en avons plein les yeux avec ses superbes paysages. Et que fait-on à Portimão, même en plein mois de janvier? Du surf!!!

Nous ne serons pas très difficiles à convaincre et profiterons d’un solde chez Décathlon pour équiper toute la famille de planches de surf et de wetsuits, qui sont nécessaires étant donné la température de l’eau.

Nous passerons des heures à nous initier au surf en famille. Des heures de plaisir!!!

C’est aussi ici que nous croiserons Sandra, Camil et leur fils Nohan (6 ans) au parc. Cette famille Franco-Suisse nomade voyage avec Casanovan, leur roulotte. Ça a bien cliqué entre nous et nous en profiterons pour leur faire découvrir notre univers sur l’eau et passerons de très bons moments en leur compagnie.

Nous louerons un Jeep pour faciliter l’avitaillement (40€ total pour 5 jours, wow !!!) et aller à Lagos pour acheter du matériel nautique et découvrir l’endroit .

Suite aux recommandations de nos amis de Casanovan, nous irons aussi visiter Carvoeiro. Cette ville, située tout près de Portimão est de toute beauté. L’ambiance est agréable et accueillante. Les terrains et les résidences sont impeccables. Nous pouvons marcher longuement en bordure de mer dans de magnifiques sentiers. Les enfants ont beaucoup de plaisir à découvrir les falaises érodées et les grottes sculptées par le temps. Les paysages sont à couper le souffle et nous profiterons de notre location de voiture pour y retourner une deuxième journée tellement c’est beau!

Nous resterons à la marina de Portimão jusqu’à ce que la météo nous offre l’autonomie de quitter le quai avec un certain confort la nuit. Nous y sommes bien, mais avons hâte de bouger, question d’avancer dans notre voyage.

Lors de notre départ, le 18 février, nous aurons la chance, encore une fois, d’être accompagnés de magnifiques dauphins qui viendront nous saluer. Moment privilégié 🐬❤️

Culatra – Faro- Olhão – Ayamonte

On nous a beaucoup parlé de Faro comme un incontournable. Finalement, nous n’y aurons pas mis les pieds et ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Nous ferons une heure de moteur dans les chenaux étroits pour nous rendre à un mouillage. Rendu sur place, il y a vraiment peu de place, les profondeurs sont limites et on ne se sent pas à l’aise de nous y ancrer pour aller nous balader à terre. On rebrousse donc chemin pour une nouvelle heure de moteur, il faut faire vite, le temps que la marée est encore haute. Tant pis! Peut-être pourrons nous accéder à Faro par Olhão?

Olhão semble une bien jolie ville. Nous arrivons en dinghy pour trouver un accès à terre. Le quai de pêcheurs est surveillé par un gardien et interdit aux plaisanciers. Nous allons nous renseigner à la marina et on ne nous permet pas d’y accoster, à moins de payer une nuit de marina à 20€ (30$). Cette pratique nous dissuadera donc d’accéder à la ville d’Olhão, et par le fait même aussi à Faro que nous aurions pu rejoindre par train à partir de Olhão.

Ancré à Culatra, tout près d’un magnifique 3 mâts aux allures de cartes postales, nous en profiterons pour aller visiter cette île typique portugaise. Une petite ville de pêcheurs où les chemins sont en sable et où la vie semble avoir un rythme bien différent des grandes villes. Il ne semble y avoir que quelques tracteurs pour relier les petits villages entre eux. Une belle découverte! Ici, le mouillage est magnifique et les couchers de soleil superbes, mais les bateaux de pêcheurs et les taxis boat se font un plaisir de venir passer très près de nous et de nous faire de grosses vagues inconfortables à chaque passage. Au bout de quelques jours, nous en avons assez et levons l’ancre,

La Guardiana est une rivière séparant le Portugal et l’Espagne. Certains bateaux s’y enfoncent. Pour nous, une nuit aura suffit. Nous ne nous sentions pas à l’aise avec les forts courants pour y mouiller. Nous aurons du mal à dormir et nous nous réveillons avec de forts vents. Ça ne nous donnera pas envie d’aller plus loin dans la rivière. Cette destination sera donc la dernière du Portugal. Nos prochaines navigations nous mèneront en Espagne, un autre endroit qu’on a bien hâte de découvrir.

Des nouvelles!

Barbate, Espagne, le 15 mai 2020

Oui, je sais, ça fait longtemps. Trop longtemps!

Nous n’avons pas donné de nouvelles. Nous nous disions que cette petite pause serait brève et qu’on publierait bientôt. La pause s’allonge, le futur est incertain, et plusieurs personnes qui nous suivent nous écrivent pour prendre de nos nouvelles.

Notre départ de La Rochelle, en décembre 2019

Pour résumer la situation: Nous avons quitté La Rochelle en décembre, nous avons passé l’hiver au Portugal et sommes arrivés en Espagne un peu avant la pandémie. Nous sommes actuellement à la Marina de Barbate, tout près de Gibraltar. Ici, les jours se ressemblent et sont d’une grande simplicité. Nous avons cependant la chance d’être toute la famille ensemble, d’être en sécurité et en santé. C’est tout de même surprenant de constater à quel point les journées passent vite!

Nous gardons un contact régulier avec nos familles grâce à internet. C’est une chance inouïe de pouvoir leur parler en vidéoconférence presque quotidiennement. Étrangement, nous n’avons jamais été si loin et si près d’eux en même temps.

À la marina, nous sommes la seule famille. Deux autres bateaux ( un Francais et un Espagnol) sont habités chacun par un homme seul. Un voisin de quai vient faire son tour occasionnellement et il est très gentil.

L’Espagne a beaucoup de mesures liées à la pandémie. Le déconfinement a récemment débuté. Les enfants ont maintenant la possibilité de sortir marcher chaque jour à certains moments de la journée, maximum 1 heure, 1 km de la maison ( le bateau dans notre cas) et accompagné d’un seul adulte, Ils peuvent ainsi se dégourdir, mais ce n’est pas encore possible de prendre une marche toute la famille ensemble. C’est très stricte et très contrôlé.

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Première sortie des enfants après le confinement

J’ai sorti ma machine à coudre et confectionné des masques pour toute la famille.

Nous essayons de voir cette pause involontaire dans notre voyage comme un moment pour passer du temps en famille, sans artifice. Nous en profitons pour avancer l’école. Je sais, au Québec, c’est congé 😉 mais en prenant de l’avance, on aura à en faire moins lorsque l’on retrouvera plus de liberté et qu’on aura à nouveau le droit de naviguer.

Remise des diplômes de fin d’année

Nous Cuisinons beaucoup (notre frigo est enfin réparé après près de 2 mois), nous jouons aux cartes, à différents jeux de société, Charlotte a commencé à tresser des bracelets, on pratique le Ukulele, l’espagnol et on fait beaucoup de lecture. Les enfants jouent beaucoup au Légo, dessinent, bricolent, ils jouent même avec grand-papa au Backgammon virtuellement, etc, Bref, c’est une pause dans notre voyage.

On nous demande souvent quelle sera la suite. On aimerait bien vous le dire! Mais à vrai dire, nous ne savons pas. Cela dépendra des possibilités. Quand pourrons-nous naviguer? Vers quel endroit? On parle possiblement de la fermeture de l’Espagne jusqu’en Octobre. On espère pouvoir bouger avant cela, au moins poursuivre notre visite de l’Espagne. On verra…

On est malheureusement presque certains de ne pas pouvoir atteindre la Grèce cet été. On espère pouvoir traverser vers les Antilles en janvier 2021. Qui sait?

On réfléchit beaucoup…🤔

D’ici là, on garde le moral et on patiente 🙂 Et ça nous fait toujours plaisir d’avoir de vos nouvelles , alors n’hésitez pas à nous écrire 🙂

Cascais-Lisbonne-Sintra (Portugal)

8 décembre 2019 au 5 janvier 2020

Cascais

Nous avons reçu un très bon accueil à la Marina de Cascais. On prend le temps de me remettre des cartes touristiques de la région en m’expliquant où se trouve les différents services comme l’épicerie, le petit marché, etc

Au départ, nous avions prévu passer environ une semaine à Cascais et une autre à Lisbonne puis poursuivre plus au sud.

Cependant, après avoir téléphoné à toutes les marinas de Lisbonne, on réalise que les capacités d’accueil pour les catamarans de passage sont plutôt limitées. Aucune place n’est disponible. On décide donc de rester à la marina de Cascais et on visitera Lisbonne, Sintra et les environs à partir d’ici.

Les premières journées sont consacrées à de la maintenance du bateau. Et c’est plus long que prévu…

  • Premier changement d’huile des moteurs et entretien mécanique.
  • Remplacement de l’écoute de GV (Grande Voile) dont la gaine avait été sectionnée suite à un ragage lors de notre 1ère nuit de navigation.
  • A cause d’un défaut de conception sur la prise de ris, à titre préventif, nous avons tenté avec Anthony de dévier notre bosse avec une sangle. Le point de tir étant ainsi modifié, les coutures n’ont pas aimé! Tentative de couture sur une sangle de GV que nous devrons finalement nous résigner à faire réparer en atelier. Il faut donc défaire la GV de Vahana. Comme c’est la première fois et qu’on ne veut surtout pas nous tromper, on prend de nombreuses photos et on dessine des croquis pour s’assurer de pouvoir tout remettre en place de la bonne manière. Il nous faudra donc près de 2 jours de travail pour enlever et réinstaller la voile + son temps en atelier. « There is no 5 minutes job on a boat! « 
  • Réajustement de la bôme, c’est à dire couper une encoche à la scie ( oui, oui 😬) et au « grinder » pour rectifier la position possible de la bosse de ris et d’en faciliter la prise sans risquer de l’endommager.
  • Contrôle de l’humidité à bord. Il faut ventiler le bateau car l’humidité cherche à s’installer et on remarque que nos sous-matelas ne semblent pas apprécier! Il faudra de la patience, de l’eau de javel et du frottage pour remédier à la situation. Leçon apprise; même s’il ne fait pas chaud, il faut ventiler davantage le bateau.

Il y a beaucoup à faire et nous devons trouver l’équilibre entre notre désir de visiter, l’entretien du bateau et l’école des enfants.

Pourquoi tout ce temps à Cascais ?

En fait, on s’y plaît bien. Nous aurions eu la possibilité de quitter quelques jours avant Noël, mais avec le sentiment de ne pas avoir pris notre temps pour bien profiter de l’endroit. On sait bien qu’on ne pourra pas prendre un mois dans chaque ville car, à ce rythme, ça va nous prendre 100 ans pour faire notre TDM 🤣, mais on veut quand même y aller doucement.

La météo est très confortable le jour pour visiter, oscillant entre 15 et 18ºC.

Cependant, dès que le soleil se couche, le froid se fait vite sentir puisque le thermomètre descend rapidement autour de 8 à 12ºC. Nous préférerions être à l’ancre, mais ce facteur influence grandement notre décision de conserver notre place à la marina. De cette façon, nous pouvons aisément brancher nos deux petites chaufferettes portatives pour maintenir une température intérieure acceptable la nuit.

On apprécie aussi les douches chaudes à volonté qui nous avaient cruellement manqué à La Rochelle et aussi la facilité à s’avitailler en eau et en nourriture. Il faut voir le bon coté des choses.

Notre séjour prolongé nous aura permis de bien visiter Cascais et les environs et aussi de sortir nos vélos pour nous balader sur la piste cyclable qui longe la mer et qui offre des points de vue magnifique.

Nous avons nos propres vélos, mais à titre d’information, la ville offre des locations de vélos gratuitement pour ceux qui souhaitent découvrir cette région.

Nous ne connaissions pas Cascais et n’avions aucune attente particulière à son égard. Nous avons été charmé par cette ville balnéaire où il fait bon se promener dans les rues escarpées. Les pavés mosaïques (calçada portugaise), les phares, la surprise d’entendre des bruits de clochettes qui nous mènent à un troupeaux de chèvres et de moutons qui broutent dans une colline escarpée lors d’une balade vers l’épicerie, le petit marché, le fabuleux magasin de sardines qui ressemble à un cirque, l’allée piétonnière sur le bord de l’eau qui s’étend sur des kilomètres, etc.

Coté végétation

Il y a beaucoup de palmiers à Cascais. Nous découvrons aussi de nouvelles variétés d’arbres que nous n’avions jamais vues auparavant comme l’arbre bouteille avec ses pics qui ornent et protègent son tronc.

Beaucoup d’orangers ornent les rues. La curiosité l’emporte et, comme Ève avec sa pomme, nous croquons dans le fruit. 😝C’est surette au point de se demander s’il s’agit bien d’une orange ou si ça ne serait pas plutôt un pamplemousse.🤣

Lisbonne

Nous prenons le train à deux reprises pour visiter Lisbonne. Ici, le transport n’est pas dispendieux. Il faut compter 15€ (22$) pour un aller-retour pour notre famille de 4.

Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal. Nous y avons beaucoup marché, 17km la première fois et 19km la deuxième journée.

Nous avons pris la Lisboacard (24 heures) qui nous a permis de visiter la ville en accédant à plusieurs attractions à un coût raisonnable (20€ par adulte et 13€ par enfant). Cette carte inclut l’entrée de plusieurs visites ainsi que le titre de transport pour les autobus, le tramway, le métro et le train pour la durée choisie (24, 48 ou 72 heures). Elle permet aussi le Fastpass pour accéder plus rapidement aux visites. Cette carte ne s’achète qu’à Lisbonne, nous avons acheté les nôtres en face du Monastère de Jéronimos.

Lisbonne est une ville qui comprend des monuments historiques d’une grande beauté. Nous avons adoré nous balader dans les rues sinueuses et vallonnées d’Alfama. C’est le plus vieux quartier de Lisbonne. Il a beaucoup de charme et d’escaliers 🤣. Tallons hauts et poussettes s’abstenir !

Nous aurions bien aimé prendre le tramway, mais ce moyen de transport est très populaire et à chaque passage, les tramway étaient bondés. Ils sont victimes de leur popularité 😊.

Le quartier de Bélem vaut aussi le détour. Notre coup de coeur va au Monastère de Jéronimos qui est un chef d’oeuvre architectural avec de magnifiques détails.

Nous sommes impressionnés par la beauté des lieux. C’est réellement magnifique.

Nous avons aussi visiter les tours de Bélem, offrant une vue magnifique sur la mer. Que de marches nous avons montées!

Plusieurs monuments sont classés par L’Unesco et nous avons un réel plaisir à découvrir les charmes de Lisbonne.

Nous montons en haut du pont du 25 avril grâce au Pilard 7 Expérience. Ce pont ressemble beaucoup au Golden Gate de San Fransisco. Il relie Lisbonne à la ville de Almada où est installée une statue du Christ ressemblant beaucoup à celle de Rio de Janeiro.

Nous visitons l’arche de la place du commerce, l’ascenceur de Santa Justa, LX Factory, le Time Out Market, le belvedère de Miradouro, etc.

Nous nous laissons tenter par les marrons grillés, présents à plusieurs coins de rues.

On goûte aussi une spécialité locale, un pâté de poisson croustillant fourré de fromage fondu. C’est correct, mais plutôt salé.

Finalement, nous nous laissons tenter au passage par des tartelettes Pasteis qui sont une spécialité d’ici. C’est une tarte style costade avec une délicieuse pâte feuilletée. Nous essayons celles de la pâtisserie Santo Antonio primée meilleure en 2019. Elles sont fabriquées sous nos yeux derrière une grande baie vitrée. Miam!

Nous avons passé deux journées magnifiques à Lisbonne et aurions même pu nous y attarder davantage.

Sintra

La meilleure façon de nous rendre à Sintra depuis Cascais est par voiture taxi. Nous utilisons donc les services de Kapten, similaires à Uber mais un peu moins dispendieux. Les déplacements sont très abordables, ici le trajet Cascais-Sintra est de 14€ pour presque 30 minutes de route.

Seul inconvénient; il y a eu de forts vents la semaine dernière et la route habituelle pour se rendre au Palace de Pena est fermée. Notre chauffeur s’informe à un touk-touk mais ne semble pas trouver le chemin adéquat pour nous mener à destination. Il nous laisse « un peu plus bas » et s’excuse en nous souhaitant bonne chance pour le reste de la montée 😳.

Nous atteignons finalement le palace de Pena après une bonne ascension. Le palace est joli et son emplacement est à couper le souffle 😅

Il y avait beaucoup d’attente pour cette visite, soit presque 2 heures. Nous avions vu la possibilité d’acheter à l’avance des billets en ligne qui ont l’avantage d’être des coupe-files ( Fastpass). Nous ne les avions pas achetés. Oups!

Les jardins de Pena qui entourent le site sont luxuriants et très bien aménagés. L’accès au palace nous permet de nous y promener à notre guise. On y retrouve une petite ferme avec des animaux, des cascades, bassins d’eau et une végétation surprenante en cette période de décembre.

Nous avons aussi visité le chalet de la Comtesse Edla qui est situé sur le site. À nos yeux, cette habitation a un charme supplémentaire au palace. Moins chargé et frivole mais plus près de la nature, ce chalet est coloré, unique et inusité par ses choix de matériaux.

Il a donc fallu compter une journée complète à Sintra pour monter jusqu’au Palace, attendre d’y entrer, le visiter, se promener dans les jardins et redescendre jusqu’à la ville à pieds.

Notre application Santé sur mon Iphone indiquera pour cette journée une distance de marche de 15 km avec l’équivalent en montée de 58 étages!!! 😁

Nous aurions pu passer une ou deux journées supplémentaires à Sintra pour en voir davantage. Il nous faut cependant faire des choix et la mer nous appelle.

C’est donc à Cascais que nous passons notre 1er Noël sur Vahana. Heureusement, le Père-Noël nous a bien trouvé 😉

Nous sommes presque les seuls à vivre à bord de notre bateau à temps plein à la marina. Cependant nous rencontrons nos voisins de quai qui sont très aimables. Un couple de retraités qui est juste à nos côtés a même la gentillesse d’offrir des cadeaux aux enfants pour la Nouvelle Année. Leur attention me touche beaucoup.

Nous débutons une nouvelle année d’aventures avec Vahana. Nous avons le grand privilège d’être en santé et d’avoir deux beaux enfants. On ne sait pas de quoi est fait demain, mais on a confiance en la vie, celle que l’on s’offre avec cette aventure, qui nous permet de profiter d’être en famille. Elle vient avec son lot de compromis et d’ajustements ( Oh que oui! On vous l’assure!), mais aussi avec tant de belles choses à découvrir et tant de moments riches à partager avec nos enfants. Bonne Année 2020 à vous tous. xxx

Astuces:

Jusqu’à présent, les meilleures offres que nous avons eu pour des cartes SIM sont toujours dans des kiosques cellulaires associés à des épiceries. À titre d’exemple, au Leclerc en France, on pouvait obtenir une carte Réglomobile donnant droit à 100G data (ou 10G hors France mais dans UE) + vocal illimité pour 25€ par mois. Au Auchan, au Portugal, nous pouvons obtenir une carte NOS data illimitée pour 15 jours pour 15€.

Les guides de voyages sont des documents très utiles lorsqu’on découvre de nouveaux endroits. Les guides nautiques sont aussi à nos yeux très pratiques et n’ont pas d’alternatives équivalentes. Cependant, pour les guides de voyages conventionnels comme Ulysse, Le Routard, Michelin, Voir, etc, lorsque nous envisageons un grands nombres de villes et de pays, se procurer autant de guides devient vite coûteux. De plus, ça prend beaucoup de place et de poids (sur un catamaran déjà surchargé 😉 Une option intéressante consiste à emprunter virtuellement ces guides sur BAnQ et Prêt Numérique. Les livres sont téléchargeables et disponibles en ligne pendant 21 jours. 😊Une option écologique et économique!

Prêts, pas prêts, on y va!

La Rochelle – 3 décembre 2019

Les travaux avancent à petits pas et le froid est bien installé à La Rochelle. Une courte fenêtre météo se présente à nous et nous offre la possibilité de quitter maintenant, question de ne pas passer Noēl ici. À La Rochelle, les dépressions s’enchaînent rapidement les unes après les autres. Les bonnes fenêtres météo étant peu nombreuses à cette période de l’année, nous choisissons de saisir l’opportunité et poursuivrons, avec l’accord de notre vendeur Lagoon, les travaux restants plus au sud. De toute manière, il fait trop froid pour envisager faire faire les réparations de gelcoat avant le printemps. La décision est donc prise, nous partirons dans 2 jours.

Nous avons choisi d’engager un skipper, Anthony, qui nous accompagnera pendant cette traversée. Comme nous n’avons encore jamais hissé les voiles de Vahana et que le Golfe de Gascogne a la réputation d’être capricieux et difficile en cette période, nous voulons mettre le plus de chance de notre côté pour que cette première expérience soit sécuritaire et positive pour toute la famille. Nous ne regretterons pas du tout cette décision, qui nous aura permis d’apprivoiser graduellement la navigation sur notre nouveau catamaran et qui nous aura fait soufflé, surtout les premiers jours et les premières nuits, avec la gestion familiale du mal de mer.

Jour 1, mardi le 3 décembre 2019

Nous devons faire quelques ronds dans l’eau aujourd’hui, tout en préparant notre départ pour demain. Il reste à faire une épicerie, à faire un bon ménage et du rangement dans le bateau, à enregistrer les balises personnelles AIS, à réviser les procédures d’urgence, etc. Anthony, notre skipper, veut aussi faire un tour complet du bateau pour s’assurer de la sécurité des équipements . Nous resserrons quelques boulons, vérifions les moteurs et il fera aussi une inspection jusqu’à la tête du mât. 

Coup de théâtre, en arrivant au bateau le matin, Anthony me dit: T’as pas eu mon texto? J’ai revérifié la météo, et il faudrait partir aujourd’hui. Quoi!!? Eh bien! On se « revire sur un dix cent » et on active l’ensemble des préparatifs. Nous réussirons à quitter La Rochelle à 16h par un froid intense et avec des vents de 25 noeuds.

Dès les premières heures, Jacob ne se sent pas bien. Malgré la prise de médicaments contre le mal de mer, il sera le premier à nourrir les poissons. 

Le mouvement du catamaran est très différent de notre ancien voilier ( un voilier s’incline et fait ensuite un mouvement similaire à un cheval à bascule, le catamaran quand à lui, a plutôt un mouvement de machine à laver. Du moins, au début, c’est ce qu’on perçoit 🤪) Nous ne sommes pas encore amarinés. Ça fait bien 8 semaines que nous sommes sur Vahana, mais toujours à quai. Le froid et la noirceur qui s’installent rapidement ainsi que les vents, accompagnés des vagues et de la houle auront raison du reste de l’équipage. Le départ un peu précipité + le mauvais contrôle des 5F anti-mal de mer (Froid, faim, frousse, fatigue et « foif ») feront le reste. Citation de notre skipper qui nous affirme que le premier jour n’est pas le pire: « Le premier jour, tu penses que tu vas mourir, le deuxième jour, c’est pire car tu sais que tu ne vas pas mourir !», le 3e jour, tu te résignes à ta vie de mort-vivant et tu ressuscites au 4e jour.

Jour 2, le mercredi 4 décembre

La traversée est éprouvante pour toute la famille et le froid difficile à endurer. Il fait 2℃ et avec le vent, « ça caille » comme diraient les français. Nous sommes en mode survie et n’éprouvons aucun plaisir à la situation actuelle. Heureusement qu’Anthony est avec nous et qu’il assure le principal de la navigation. Nous avons peine à faire nos quarts et apprécions lorsqu’on entre à l’intérieur retrouver un peu de chaleur. Notre corps est en réaction et ça fait peine de voir les enfants comme ça. 

Après la première nuit de navigation, nous remarquons qu’un ragage répété à tribord a sectionné la gaine de l’écoute de grand voile que nous veillerons à remplacer arrivés à destination.

Beau moment de bonheur dans notre journée, nous croisons nos premiers dauphins. Tout le monde retrouve le sourire instantanément.

Nous avons aussi un nouveau passager, surnommé Louli, un petit oiseau blessé qui est venu se réfugier à bord pour prendre une pause. 

Nous naviguerons toute la journée avec des vents arrière de 17-20 noeuds, les voiles en ciseaux, bien retenues.

Jour 3, le jeudi 5 décembre

L’équipage commence à reprendre un peu de vigueur. Ce n’est pas encore parfait, mais on sent qu’on s’habitue aux mouvements du bateau. Nous sommes semi-fonctionnels, mais commençons à participer davantage aux manoeuvres. Le vent diminue, toujours un vent arrière. Une pensée pour Mamie à qui c’est la fête aujourd’hui.

Jour 4, le vendredi 6 décembre

Tout le monde va mieux, les enfants recommencent même à se chicaner, ce qui prouve qu’ils ont repris de la vigueur. Même Louli a repris son envol. Le Golfe de Gascogne est derrière nous et nous longeons maintenant la côte espagnole. Il faut avancer au moteur puisque le vent a beaucoup diminué. Malheureusement, comme il y a beaucoup de brouillard, on aperçoit difficilement la côte. La vie à bord reprend un rythme plus doux. Les enfants jouent avec leurs Légos et aux cartes. Ils écoutent quelques émissions Netflix téléchargées sur leur Ipad. Nous cuisinons avec plaisir et mangeons avec appétit. Nous aurons la chance de croiser plusieurs fois des dauphins, à notre plus grand bonheur. Nous poursuivons aussi nos apprentissages en navigation avec le cerveau plus réceptif. 

Jour 5, le samedi 7 décembre

Nous longeons maintenant la côte du Portugal. Nous aurions bien aimé faire un arrêt à Porto, une ville que nous souhaitions visiter, mais comme les vents sont favorables pour poursuivre vers le sud, nous maintenons notre cap direction Cascaïs. La mer est une mer d’huile, à peine quelques ridules en surface avec une belle houle allongée. Bien que nous devions encore entendre le bruit incessant des moteurs, la navigation est confortable et agréable. Ce matin, notre odorat nous confirme que nous approchons à nouveau de la terre ferme. Une odeur de vanille mélangée à des effluves de bois brûlé chatouille nos narines, c’est l’odeur de la terre ferme car nous approchons du littoral. Nous profitons de l’accalmie pour tous prendre une bonne douche chaude à bord, un pur bonheur après 5 jours complets de navigation. 

Jour 6, le dimanche 8 décembre

Nous naviguons toute la journée dans un épais brouillard. Pour la première fois, nous apprécions grandement notre radar qui permet de distinguer les nombreux bateaux de pêcheurs qui n’émettent pas leur signal sur l’AIS (système d’identification automatique qui permet leur positionnement). Il faut demeurer vigilants car il y a beaucoup de bouées de pêcheurs et nous les voyons au dernier moment. Nous arrivons à Cascais en fin de journée, un peu avant la noirceur.

Anthony restera avec nous encore 2 jours supplémentaires afin de nous faire pratiquer les manoeuvres d’approche de quai, le mouillage, les prises de ris, l’installation et l’utilisation du geneker. Il nous restera ensuite à pratiquer par nous-mêmes pour acquérir notre expérience.

Merci à Benoit Villeneuve pour ses trucs lors du cours de traversée de l’Atlantique. Bien que cette traversée n’était pas d’une aussi longue durée qu’une transatlantique, beaucoup de conseils ont été mis à profit comme un menu simple et des assiettes jetables pour les premiers jours où nous peinions à faire la vaisselle.

Nous avions acheté un super équipement de pêche chez Rêve de Pêche à La Rochelle.  Le propriétaire, Francis, a été de très bons conseils. Cependant, personne ne se sentait le coeur assez solide pour prendre et surtout apprêter un poisson durant la traversée. Nous en aurons donc plus donné à la mer que ce que nous aurons pris 😉

Note de la capitoune:

J’ai adoré faire des navigations de nuit. C’était une première expérience pour moi car au Lac Champlain, nous avions toujours la possibilité de nous ancrer rendus au soir. J’ai toujours été un oiseau de nuit. Malgré le bruit des moteurs, malgré la noirceur absolue de certaines nuits, le ciel parfois étoilé mais aussi parfois ténébreux, le bruit des vagues qui claquent sur la coque, je ressens un grand apaisement à naviguer sur Vahana dans la nuit noire. Lors des nuits plus mouvementées du début, les vagues et les mouvements du bateau semblent s’amplifier à la noirceur. Malgré cela, c’est un moment de la traversée que j’ai abordé sans aucune appréhension et que je trouve même très serein. C’est un moment où je me retrouve seule face à l’infiniment grand.

Note du capitaine : 

Durant un changement de quart de nuit, j’ai demandé à Lyne ce qu’elle faisait assise au poste de bar pendant toutes ces heures de veille. Et elle de me répondre: -Rien, je relaxe. -What!!!??? 😳,  tu dois vraiment être très tendue! Moi, au bout de 15 minutes, je suis en masse relaxe et je serais prêt à aller me recoucher aussitôt 🤣. 

Merci aux enfants d’avoir enduré ces premières journées avec brio. Nous les avions prévenus de la possibilité de souffrir du mal de mer, mais n’avions pas envisager que ce serait si éprouvant pour tous. 

Merci à Anthony pour sa gentillesse, sa grande écoute et sa transmission des savoirs. C’est un skipper professionnel et aussi un ancien formateur de moniteurs de voile. Nous avons été entre bonnes mains avec lui et avons eu beaucoup de plaisir en sa compagnie. Nous n’hésiterions pas à le recommander, si besoin.

Anecdote linguistique: Pour les Français, tantôt signifie cette après-midi, un moment bien précis dans la journée. Tandis que pour les Québécois, tantôt est employé pour désigner un passé ou un futur près. Exemple: J’ai fait ça tantôt ( il y a peu de temps) ou je te réveille tantôt  (dans peu de temps). Vous comprendrez la confusion générale lors de la gestion des quarts 🤣. Au début, Anthony était un peu décontenancé de nous entendre dire « tantôt » à qui mieux mieux. Dis donc, tantôt c’est quand??? Le passé ou le futur? Il s’est finalement surpris lui-même en discutant par téléphone avec un collègue à lui répondre avec un tantôt québécois du type on se reparle tantôt.

Finalement, merci à vous chers lecteurs de nous accompagner dans les lectures de nos récits, de nos aventures et de notre douce folie. 

Prochaine publication à venir: Cascais et Lisbonne – Portugal.

Il était un petit navire… qui n’avait jamais navigué 🎼

Notre arrivée

Ça y est! Nous sommes arrivés sur Vahana! Notre départ du Québec s’est bien déroulé. Nous avons pris l’avions jusqu’à Paris et ensuite le train jusqu’à La Rochelle (après avoir du racheter de nouveaux billets car Lyne avait égaré les billets pour toute la famille! ). En fait, nous sommes arrivés un peu juste à la gare. Nous nous sommes trompés de quai et, finalement, les billets n’ont jamais été retrouvés ! Vous auriez du nous voir vider l’intégralité de nos bagages sur le quai, dans le but de les retrouver !

Nous arrivons donc à La Rochelle avec près de 7 heures de retard sur l’heure prévue. On tente de trouver un hôtel , mais c’est complet. On se résigne donc à entrer sur Vahana à la noirceur et on se fait une petite place au milieu des boîtes. Il faut un peu de temps avant de réussir à dégager 2 matelas dans tout ce brouhaha.

Le lendemain, nous nous mettons rapidement à la tâche pour défaire nos 95 colis et nous jouons longuement à Tetris afin de trouver la place la plus adéquate pour chacun de nos effets personnels . Au fil des jours, Il ne faudra pas hésiter à s’accroupir, à soulever les banquettes, à tester et redéménager certaines choses selon l’espace disponible pour optimiser leur positionnement.

La Rochelle

La Rochelle est une ville magnifique avec ses tours et son architecture datant du Moyen-Age. Il y a de délicieuses petites pâtisseries presque à tous les coins de rue. Nous sommes situés à quelques minutes de l’aquarium et de la vieille ville où règne une ambiance agréable avec ses petits cafés et l’immense marina de plus 5000 places.

Il fait cependant un temps gris et pluvieux depuis notre arrivée. En plus d’un mois, il a plu à presque tous les jours. Le taux d’humidité frôle les 90%.

Quelques particularités:

  • Ici, les commerces sont majoritairement fermés les dimanches et la plupart ferment aussi tous les jours de la semaine de 12:00 à 14:00 pour manger.
  • Le rythme est différent et moins effréné. Les élèves ont un moins grand nombre de jours d’école et le chantier naval s’active rarement avant 9h, 9h30 le matin.
  • On se fait souvent dire que notre accent est charmant et que ça s’entend que nous sommes québécois. – Hein, quoi? On as-tu un accent nous autres???
  • À La Rochelle, beaucoup de gens se déplacent à vélo, à trottinette et à pieds.
  • Les Rochelais ne craignent pas le froid et n’hésitent pas à siroter une bonne bière froide le samedi soir sur une des nombreuses terrasses extérieures lorsqu’il fait à peine 5’C. 🥶
  • Comme nous n’avons plus de voitures, nous marchons beaucoup, soit environ 5 à 8 kilomètres par jour. Les enfants sont de bons marcheurs et suivent bien la cadence. Parfois, nous pouvons parcourir près de 10 km à pieds en une journée.
  • Nous sommes étonnés de la confiance que les gens nous portent :
  • À la pâtisserie , j’avais oublié d’apporter ma carte, la boulangère m’offre de passer payer plus tard.
  • Au magasin de vélos, incertains des dimensions pour les ouvertures de hublot, on nous laisse partir avec 2 vélos pour vérifier.
  • Il en est de même chez Uship où le personnel nous permet de faire plusieurs test avant achats.
  • Malgré le climat assez frais du moment ( 4’C la nuit et 8’C le jour) , la végétation est surprenante; On y retrouve plusieurs types de palmiers et nous avons même remarqué un oranger garni de nombreuses oranges.
Pour Octobre Rose, les tours de La Rochelle s’illuminent en rose le soir venu.

Miam, miam…

  • Le pain, le vin, les fromages et autres gourmandises ne sont vraiment pas cher comparativement au Québec!!! Il y a de quoi se régaler! Même qu’on doit se contrôler car notre côté épicurien est vraiment très sollicité ici. Après tout, on s’adapte aux habitudes de nos hôtes et à l’économie locale! 🙂 Les 2 ustensiles qui nous servent le plus depuis notre arrivée sont le couteau à pain et le tire-bouchon.
  • Beaucoup de produits indiquent clairement et fièrement leur origine; région, nom de l’agriculteur, etc. Les produits sont moins anonymes qu’au Québec.
  • L’offre pour les produits bio est excellente et à bon prix. Parfois moins chère que les produits réguliers. Par contre, l’offre pour les produits vegan est presque inexistante. On réussi à se débrouiller à partir des produits de base, mais il faudra oublier les saussices à hot-dog végé et les boulettes BeyonMeat. Il va falloir être créatifs pour le BBQ.
  • Les Français sont très traditionnels dans leur offre alimentaire et certains produits que l’on s’attendait à trouver facilement sont très difficiles , voir impossible à trouver tel que; des haricots noirs, des bagels, du piment broyé. Et c’est sans compter les produits plus ethniques comme des feuilles de soya ou des tortillas.
  • Le Québec brille par son offre alimentaire varié.

Notre position actuelle

Vahana est au quai de la Marina des Minimes dans la zone des bateaux en préparation, au point jaune sur la carte. Nous sommes le petit parmi les géants. À notre quai, se côtoient des trimarans Neel de 47′, des Fountaines Pajot de 50′, bref de quoi faire rêver si nous n’avions pas à payer la facture qui vient avec 😉

Notre position étant légèrement retirée de la rive ouest nous a permis d’être davantage protégé des forts vents que nous avons rencontrés . La marina a subi des vents de 35 noeuds avec des pointes records à plus de 70 noeuds.( environ 130 km/h) Nous étions bien heureux d’être un peu en retrait, car en zone moins abritée , certains bateaux ont subi des dommages.

Cependant, puisque cette zone est surtout une zone de travail pour les chantiers, nous sommes les seuls à vivre à bord et les enfants n’ont pas vraiment l’occasion de rencontrer d’autres enfants depuis notre arrivée ici, mis à part une gentille famille française rencontrée par hasard à l’aquarium , dont la jeune fille, de l’âge de Charlotte, trippait sur notre accent 🤣.

Mais pourquoi sommes-nous encore ici?

Nous croyions que d’acheter un bateau neuf aurait été facilitant. Erreur!!! Le bateau n’est pas encore prêt même si nous sommes arrivés depuis plus d’un mois. Personne ne peut nous expliquer pourquoi le bateau n’était pas prêt à notre arrivée. Il y a de ces mystères de la vie…

L’arche qui reçoit les panneaux solaires n’est pas encore stabilisée. Le bateau est donc toujours à quai et n’a pas encore eu l’occasion de naviguer.

Nous réalisons vite que, sur les chantiers nautiques, la quantité est privilégiée à la qualité. Ils sont débordés et il faut que ça roule vite. Il livre donc des produits qui manquent d’amour et sur lesquels il faut remettre du temps. Pour Vahana, en plus de travaux prévus pour des ajouts d’équipements, il faudra apporter plusieurs correctifs de finition, des réajustements, du scellant, du polissage, des réparations, etc. Sans tenir compte des éléments manquants .

Il faut donc relancer sans cesse et presque toujours être à bord pour superviser les travaux et parce qu’on ne sait jamais à quel moment quelqu’un va se pointer… Il y a aussi la contrainte du décalage horaire : Nous devons communiquer avec notre vendeur au Québec, qui contacte ensuite notre préparateur en France, qui envoie une demande à un sous-contractant, qui l’envoie à un sous-sous-contractant, etc.

Et les chantiers sont tellement débordés qu’on nous invite cavalièrement à faire quelques travaux par nous-mêmes si on veut pouvoir finir par partir…

C’est donc Francois qui a du installé notre système Acuva pour filtrer et purifier notre eau.

Bref, ce n’est pas ce à quoi on s’attendait. On pensait à un service clé en main, et ce n’est pas du tout le cas.

Je ferai un article prochainement pour vous expliquer les différents systèmes du bateau et vous faire faire un tour du proprio. 😉

Le côté moins glamour

Il faut comprendre que nous sommes à quai depuis plus d’un mois, sans possibilité de bouger sécuritairement le bateau à cause de l’arche. Vahana a une capacité limitée pour ses réservoirs d’eaux noires et nous ne pouvons pas nous déplacer vers le lieu des pump-out, c’est-à-dire évacuation des eaux noires (toilette). Avec 4 personnes à bord à temps plein, il faut donc tenter le plus souvent possible de nous déplacer au bloc sanitaire et privilégier les toilettes publiques souvent douteuses (voir un exemple sur la photo à droite) si on ne veut pas faire déborder nos réservoirs. Il faut donc compter qu’aller aux toilettes est souvent une expédition d’une bonne quinzaine de minutes aller-retour sous la pluie.

L’école sur Vahana

Les enfants ont un bon rythme d’apprentissage. Il y a cependant régulièrement des ouvriers à bord et tous les travaux peuvent vite déconcentrer nos 2 élèves. Nous privilégions donc les journées de fin de semaine où on risque moins de se faire déranger et on profite aussi de plusieurs opportunités pour faire l’école autrement.

L’école autrement

Nous avons le privilège d’avoir Tara amarrée à quelques mètres de nous à la marina. Tara est un voilier d’expédition scientifique qui a aussi une mission éducative de sensibilisation à l’environnement .

Nous pourrons donc monter à bord avec une visite guidée et plusieurs explications. La visite sera aussi accompagnée d’une exposition temporaire à l’aquarium afin de bien expliquer les enjeux liés aux microplastiques avec des activités interactives pour les enfants.

Nous profitons de la proximité de l’aquarium de La Rochelle. Une autre belle façon de combiner lecture, science et plaisir !

Street Art à La Rochelle

Nous avons la chance, par une des rares belles journées ensoleillées, de découvrir des artistes qui créer des murales en direct sous nos yeux.

N’hésitez pas à nous écrire. Ça nous fait toujours plaisir 😊